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Des foules réduites de moitié

Mais Stephen Bronfman n’y voit rien de négatif

Des foules réduites de moitié
Photo Martin Chevalier

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Ils étaient beaucoup moins nombreux à s’être déplacés, cette année, au Stade olympique pour assister aux deux matchs préparatoires des Blue Jays de Toronto, mais le chef d’orchestre du Projet Baseball Montréal, Stephen Bronfman, n’est pas inquiet.

Les rencontres ont été disputées devant 25 335 spectateurs lundi et 25 816 amateurs mardi pour un total de 51 151 spectateurs. On est loin du record enregistré en 2016 lorsque les Blue Jays et les Red Sox de Boston s’étaient affrontés devant 106 102 spectateurs.

Ils sont nombreux à parler d’une baisse d’intérêt du public, d’un essoufflement chez les amateurs fatigués d’attendre après des nouvelles positives sur le retour possible des Expos.

« Des foules de 25 000 spectateurs pour des matchs présentés lundi et mardi, je trouve cela très positif », a commenté Bronfman, qui a vu Vladimir Guerrero fils mettre fin au match avec un coup de circuit en neuvième manche qui a fait bondir les spectateurs de leur siège. Un scénario hollywoodien.

« Les gens ont de nouveau démontré qu’ils aiment le baseball. Des matchs les lundis et mardis soirs, ça ne se compare pas à des matchs présentés le week-end. »

Bronfman rejoint l’opinion que John McHale fils, vice-président administratif au bureau des ligues majeures, avait exprimée jeudi dernier. Selon lui, on pouvait parler de succès avec des assistances de 25 000 spectateurs pour des matchs présentés en début de semaine.

Le message a été passé

Lors d’une visite sur la galerie de presse, on a fait part à Bronfman de l’impatience des amateurs, qui souhaitent assister à des matchs de la saison régulière au lieu de ces rencontres hors-concours qui n’offrent pas le même niveau de compétition sur le terrain. Des matchs réguliers seront d’ailleurs présentés dans les prochaines semaines à Porto Rico et au Mexique.

« Soyez sans crainte, les dirigeants des ligues majeures sont bien au courant que Montréal veut présenter des matchs de saison régulière, a confié Bronfman. Je suis allé plus d’une fois à New York rencontrer les têtes dirigeantes et ils sont à l’écoute. Ça nous prend ça. »

Rien de simple

Bronfman est toutefois conscient que la situation n’est pas simple. Les Blue Jays aiment bien venir conclure leur calendrier de matchs préparatoires à Montréal, mais ils ne voient pas comment ils pourraient faire l’affront à leurs fidèles partisans de déplacer une série de trois matchs au Stade olympique alors que les gradins du Centre Rogers sont remplis.

La meilleure option serait que les Rays de Tampa Bay, qui attirent les plus faibles assistances année après année au Tropicana Field, acceptent de venir jouer quelques matchs à Montréal. Il est assuré que les gradins du Stade olympique seraient remplis à craquer. Mais on peut se demander comment réagiraient les partisans des Rays, une concession dont l’avenir est incertain.

Une ouverture

La mairesse Valérie Plante n’ayant pas fait acte de présence au stade en raison de ses obligations à l’hôtel de ville, c’est Benoit Dorais, président du comité exécutif, qui est venu faire le point avec les médias au cours de la soirée.

« Je suis venu livrer un message d’ouverture à la communauté du baseball, a-t-il tenu à dire. La Ville de Montréal est ouverte à des investissements de la sorte. Il y a une volonté d’avoir du baseball. Notre message demeure le même que celui présenté durant la campagne électorale.

« Les Montréalais auront leur mot à dire à savoir s’il faut investir ou non dans le retour d’une équipe de baseball. Ils seront consultés. Il y aura une rencontre dans deux semaines [entre Valérie Plante et Stephen Bronfman], et vous verrez alors ce qui s’en dégagera. »