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Baseball à Montréal: Lisée priorise le Stade olympique

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Les journalistes ont reçu la visite inattendue d’une figure politique sur la galerie de presse du Stade olympique, hier soir. Non, il ne s’agissait pas de Valérie Plante. La mairesse de Montréal présidait comme prévu une assemblée du conseil de ville (Elle a toutefois une rencontre prévue avec les investisseurs potentiels dans deux semaines).

On vous le donne en mille ! Notre personnage était Jean-François Lisée lui-même, chef du Parti québécois. Ça commence à sentir les élections !

Savais pas que M. Lisée était un amateur de balle.

« Je ne suis pas un spécialiste, a-t-il corroboré, mais il était important que je me présente ici pour les fans. Je sais que le baseball fait partie de notre histoire et de notre passé récent. J’aimerais qu’il fasse partie de notre avenir proche. »

Choix de société

Mais M. Lisée ne voit pas pourquoi on construirait un nouveau stade.

« On ne peut refaire constamment les mêmes erreurs, a-t-il fait valoir.

« On a fait un choix collectif d’utiliser le Stade olympique et de le redévelopper en y présentant des compétitions de haut niveau. Pour moi, c’est le choix. »

Récemment, M. Lisée a déclaré qu’il n’appuierait pas le Réseau express métropolitain s’il était porté au pouvoir en octobre prochain. Il ignorait par contre qu’une station pourrait être aménagée près du site projeté d’un nouveau stade au bassin Peel malgré les modifications apportées au tracé du REM.

« Si c’est une possibilité, ça compliquerait le montage financier [d’un nouveau stade] », a-t-il invoqué.

Le privé devra collaborer

Dans son étude de faisabilité déposée en décembre 2013, Projet Baseball Montréal avait ébauché trois scénarios de financement. On faisait état parmi ceux-là d’un partenariat privé-public dans une proportion de deux tiers par financement public et d’un tiers par l’entreprise privée.

« Je m’attendrais à ce qu’une participation du privé et des fans soit nettement plus importante, a continué M. Lisée.

« Quand il est question d’implication financière d’un gouvernement, on pense à de l’argent qui pourrait servir à payer des infrastructures publiques. Les gens d’affaires sont des personnes aguerries dans leur domaine. Mais je pense qu’ils savent très bien qu’ils ne pourront obtenir autant d’argent qu’ils le souhaiteraient des gouvernements. »