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Pussy Patrol : Chasseuses de chats errants

Pussy Patrol : Chasseuses de chats errants
Dario Ayala / Agence QMI

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L’organisation Pussy Patrol presse la Ville de Montréal à s’impliquer pour endiguer le problème de surpopulation de chats dans la métropole, qui devient endémique selon elle.

Pussy Patrol : Chasseuses de chats errants
Dario Ayala / Agence QMI

 

Tous les week-ends, Nancy Leclerc se faufile dans les ruelles de Montréal, derrière un bâtiment abandonné ou même sur le bord d’une autoroute dans le but de mener des opérations de sauvetage de chats.

Pussy Patrol : Chasseuses de chats errants
Dario Ayala / Agence QMI

Il y a quatre ans, elle a remarqué une surpopulation féline dans son quartier et a constaté que la Ville de Montréal ne faisait rien pour régler ce problème. Mme Leclerc a donc pris le taureau par les cornes pour s’occuper de ces chats et a par la suite intégré l’organisation nommée Pussy Patrol en tant que bénévole.

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Dario Ayala / Agence QMI

«Les gens nous appellent en nous signalant des chats errants, explique Mme Leclerc, qui capture et apporte ensuite gratuitement les animaux à la SPCA pour les faire stériliser ou les soigner. On opte pour la méthode capturer, stériliser, relâcher et maintenir (CSRM). Si l’animal est apprivoisable, on le place dans une famille d’accueil.»

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Dario Ayala / Agence QMI

La bénévole explique que la SPCA fournit gratuitement ce service de stérilisation aux citoyens, mais que ces derniers doivent eux-mêmes apporter les animaux errants. Comme très peu de citoyens en capturent, les chats errants se multiplient à une vitesse importante.

Débordées

Avec ses deux autres collègues bénévoles au sein de Pussy Patrol, qui réussit à fonctionner grâce aux dons du public, Nancy Leclerc demande à la Ville de Montréal d’arrêter d’ignorer la situation.

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Dario Ayala / Agence QMI

«Ces jours-ci, le téléphone n’arrête plus de sonner, on est complètement débordé. On a un travail à temps plein nous aussi. On aime aider, mais si Projet Montréal ne s’implique pas et continue à ignorer ce problème, on n’arrivera jamais à diminuer la surpopulation de chats dans la métropole.»

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L’organisme estime que la situation est sans précédent et qu’il y aurait entre 500 000 et 1 million de chats errants à Montréal.

Stériliser

L’arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve assure que le programme de CSRM implanté sur leur territoire depuis environ trois années fonctionne pour le mieux.

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«Stériliser les chats avec le programme de CSRM est ce qui fonctionne le mieux dans notre quartier», confirme Carlos Acosta, attaché politique pour l’arrondissement.

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Bien qu’efficace, ce programme n’est disponible que dans 13 arrondissements, ce que déplore Anita Kapuscinska, responsable des communications à la SPCA de Montréal.

Pussy Patrol rencontrera jeudi Craig Sauvé, conseiller associé aux services aux citoyens et à la mobilité, et espère que leurs voix se feront finalement entendre.

La Ville de Montréal n’a toujours pas donné de réponses à nos questions au moment d’écrire ces lignes.