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Corruption: l’ex-mairesse de Châteauguay dénonce une «sentence bonbon»

Nathalie Simon
Photo d'archives, Ben Pelosse Nathalie Simon

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L’ex-mairesse de Châteauguay Nathalie Simon juge «très douce» la peine reçue par un entrepreneur qui avait prêté de l’argent pour tenter de la corrompre.

Reconnu coupable en novembre dernier, Michel Bergevin a reçu le 12 mars une sanction lui imposant 240 heures de travaux communautaires, deux ans de probation et un don de 2000 $ à trois organismes.

«C’est une peine très douce, une sentence bonbon comme on dit et je doute que cela serve d’exemple aux autres personnes tentées par la corruption au niveau municipal», estime Mme Simon, jointe lundi par téléphone.

Selon le jugement, l’ex-mairesse, défaite aux élections de novembre dernier, s’était fait offrir 30 000 $ en 2013 par le «magouilleur professionnel» René Lafrance en échange de sa nomination au poste de directeur du développement économique de Châteauguay.

M. Lafrance, qui a écopé dans cette affaire de 30 mois de prison, avait obtenu cette somme grâce à un prêt consenti par M. Bergevin.

«Geste isolé»

Dans sa décision, le juge Bertrand St-Arnaud de la Cour du Québec estime qu’il s’agissait pour l’entrepreneur d’un «geste isolé dans une vie sans tâche».

«Ce que je comprends, c’est que le juge met le blâme entièrement sur M. Lafrance, déplore Mme Simon. Mais en 2013, en pleine commission Charbonneau, [M. Bergevin] ne pouvait pas dire qu’il ne savait pas ce que c’était que la corruption.»