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L’autre oblat visé était un collègue de Joveneau

Le père Alexis Joveneau (à droite) a planifié avec Ottawa la déportation de dizaines d’Innus à bord du North Pioneer.
Photo BANQ Le père Alexis Joveneau (à droite) a planifié avec Ottawa la déportation de dizaines d’Innus à bord du North Pioneer.

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Visé par l’action collective contre les Oblats de Marie-Immaculée pour abus et agressions sexuelles envers des Innus, l’ancien père Omer Provencher n’a pas nié les allégations qui pesaient contre lui, lorsque joint par Le Journal, jeudi.

L’homme, aujourd’hui âgé de 89 ans qui demeure à Québec, a visiblement été ébranlé lorsque confronté par Le Journal au téléphone. « C’est grave ce que vous me dites », a-t-il d’abord affirmé, le trémolo dans la voix après un long silence.

Lorsque questionné à savoir s’il avait abusé ou agressé sexuellement des Innus lors de son passage dans la congrégation des Oblats, il a répondu : « Est-ce que j’ai agressé sexuellement ? Bien, ça, c’est à eux autres à déposer, à faire preuve. »

« Je n’ai rien à répondre là-dessus moi », a-t-il finalement ajouté, avant de raccrocher.

Ancien collègue de Joveneau

Admettant avoir lu le dossier du Journal concernant le père Alexis Joveneau, qui aurait agressé et abusé sexuellement des dizaines de victimes, l’ancien père Provencher a indiqué qu’il n’avait jamais été témoin de quoi que ce soit ou entendu parler de ces présumées agressions, lors de son passage à Maliotenam.

« Je n’ai rien eu à faire avec ça, mais j’ai travaillé avec lui », a-t-il mentionné.

Originaire de Victoriaville, Omer Provencher a œuvré au sein de la congrégation des Oblats entre 1958 et 1980 à Sept-Îles et Maliotenam.

Pour une raison inconnue, il a quitté la congrégation en 1980 pour déménager à Québec, où il a travaillé dans un commerce de meubles. Il demeure aujourd’hui avec sa femme. Cette dernière n’était pas non plus au courant des allégations le visant, lorsqu’interrogée par Le Journal.

À ce jour, les faits reprochés contre l’ancien père Omer Provencher n’avaient pas été dénoncés publiquement.