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Disparition du petit Ariel: Le père d’Ariel maintient que son fils a été enlevé

Il demande à la police d’approfondir cette thèse à la place de celle de la noyade

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Le père du petit Ariel Jeffrey Kouakou, disparu depuis bientôt trois semaines, réclame que la police étudie sérieusement la piste de l’enlèvement devant l’échec des recherches menées dans la rivière des Prairies.

« Il y a beaucoup de moyens qui ont été déployés sur la rivière, a affirmé Kouadio Frédéric Kouakou samedi après la grande battue organisée par la famille. J’aimerais que les mêmes moyens et même plus soient utilisés pour privilégier l’enlèvement. »

Malgré cette critique, il a réitéré sa confiance envers le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

« Je crois que mes interrogations sont légitimes », a-t-il simplement ajouté.

Enlèvement

Le père d’Ariel a toujours maintenu que son garçon de 10 ans, porté disparu le 12 mars, avait été victime d’un acte criminel.

« Avec le manque d’indice dans la rivière, il est temps que nous nous focalisions sur la thèse de l’enlèvement, martèle M. Kouakou. Depuis le premier jour, je ne lâche pas prise. Mon fils a été enlevé. »

Le SPVM n’a pas voulu réagir publiquement aux déclarations de M. Kouakou.

Pas près de l’eau

Le SPVM avait annoncé la semaine dernière mettre l’accent sur l’hypothèse d’un accident dans la rivière des Prairies, sans toutefois exclure d’autres options.

Les enquêteurs ont maintenu le poste de commandement des Galeries Normandie et ont poursuivi les vérifications des informations qui leur étaient transmises.

M. Kouakou avance que si son fils était tombé à l’eau, il aurait certainement crié « Au secours » et qu’il aurait été entendu.

Il réitère qu’Ariel ne s’aventurait pas dans le parc.

« J’ai sensibilisé mon fils aux dangers de l’eau. En aucun cas, il ne se serait retrouvé au bord de la rivière », poursuit-il.

Au cours des derniers jours, il a aussi pu compter sur le soutien de la famille de Cédrika Provencher et de Julie Surprenant. Il a tenu à remercier les organisations et bénévoles qui s’impliquent depuis maintenant 19 jours.

Grande battue

Samedi, une centaine de personnes ont répondu à l’appel de la famille pour une nouvelle battue dans le parc des Bateliers et le parc de la Merci adjacent.

Différents objets ont été récupérés par les policiers pour être analysés, mais en fin de journée, aucun nouvel élément n’a pu faire avancer l’enquête selon les autorités. Au cours de la journée, le sous-marin de l’Agence des services frontaliers du Canada, deux embarcations des pompiers et une du SPVM ont sillonné le chenal entre l’île Perry et la rive montréalaise. L’hélicoptère de la Sûreté du Québec, la cavalerie et des VTT ont également été mis à contribution.