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Une première pour Brodeur

Martin Brodeur a la tâche de construire l’équipe canadienne qui participera au Championnat du monde de hockey en mai.
Photo AFP Martin Brodeur a la tâche de construire l’équipe canadienne qui participera au Championnat du monde de hockey en mai.

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Martin Brodeur a du pain sur la planche alors qu’il doit s’assurer d’envoyer la meilleure équipe possible au Championnat du monde de hockey, qui aura lieu au Danemark à compter du 4 mai.

Il est secondé par Sean Burke (dépisteur professionnel du Canadien), qui a lui aussi le titre de codirecteur général de la formation canadienne.

Les deux hommes se connaissent bien, ayant travaillé ensemble pour former Équipe Canada qui a participé aux Jeux olympiques. Martin Brodeur était consultant, maintenant ses paroles auront encore plus d’importance.

« C’est la première fois de toute ma carrière que je vais devoir vivre avec mes décisions, a affirmé Brodeur dans une conversation téléphonique. J’ai été approché par les hauts dirigeants d’Équipe Canada il y a deux semaines et j’ai demandé à mon patron [Doug Armstrong, directeur général des Blues] la permission de remplir ce nouveau défi. »

Nombreuses demandes

Depuis une semaine, Brodeur et Burke ont contacté plusieurs formations pour obtenir leur permission de parler à des joueurs à la fin de la saison pour les inviter au Championnat du monde.

« Par respect pour ceux qui jouent encore pour leur formation, je ne vais pas les nommer, mais on en a contacté une dizaine. Reste que des agents nous ont aussi contactés pour nous faire savoir que certains de leurs clients ont un intérêt certain. Même des directeurs généraux nous ont fait des suggestions intéressantes sur des joueurs auxquels on n’avait pas pensé. »

Il comprend Price

Plusieurs joueurs de grande qualité pourraient représenter le Canada au Danemark. Un des premiers contactés a été Carey Price, qui a décliné l’invitation pour plutôt demeurer près de sa famille. Brodeur n’a pas été surpris d’apprendre que le gardien du Canadien n’allait pas participer au tournoi.

« On s’y attendait un peu, a souligné Brodeur. On n’est pas nécessairement déçus de sa réponse, même si on aurait aimé avoir un joueur de sa trempe avec nous. J’ai moi-même refusé d’y participer à quelques occasions. Les saisons sont longues pour tout le monde et on demande aux joueurs de se garder en forme pour un tournoi qui se termine à la fin de mai. Ce n’est pas tout le monde qui est prêt à dire oui et je comprends. »

Son avenir

Il sera intéressant de voir ce que réserve l’avenir à Brodeur. Il semble bien qu’il va demeurer avec les Blues, lui qui en est à sa dernière année de contrat.

L’an dernier, il avait été approché par les Sabres pour voir s’il avait un intérêt pour une entrevue pour le poste de directeur général de l’équipe, mais il avait décliné.

« J’ai hâte d’avoir une autre perspective avec Équipe Canada, de mentionner Brodeur. Depuis que je suis avec les Blues, mon rôle est de donner beaucoup d’informations à l’équipe. Ça fait un peu plus de trois ans que je suis avec l’organisation et j’ai donné beaucoup. Est-ce que je veux devenir directeur général tout de suite ? J’ai un garçon de huit ans à la maison et je veux être là pour lui. Être directeur général pour le Championnat du monde est un beau défi, mais je connais déjà la date de la fin et c’est le 20 mai. Être directeur général d’une équipe de la LNH c’est un emploi qui est très exigeant et qui t’occupe tous les jours. »

Reste que ce nouveau rôle pourrait bien lui servir de tremplin pour le reste de sa carrière. Il est évident que Martin Brodeur a tous les outils nécessaires pour être directeur général un jour. La bonne nouvelle, c’est qu’il peut attendre le bon moment pour occuper ce poste avec la bonne équipe. Il n’y a évidemment aucune urgence et en attendant, il va pouvoir continuer de prendre de l’expérience avec les Blues, qui ont aussi grandement besoin de ses services.

RETOUR EN LETTONIE

C’est à Riga, en Lettonie, que la formation canadienne avait tenu son camp d’entraînement avant le départ vers la Corée du Sud en prévision des Jeux olympiques. L’expérience avait été tellement concluante que les dirigeants d’Équipe Canada ont décidé de faire la même chose avant le début du Championnat du monde. C’est donc vers Riga que les joueurs canadiens s’envoleront le 27 avril et passeront presque une semaine dans cette jolie ville avant de partir vers le Danemark. Ils disputeront un match préparatoire en Lettonie pour s’assurer de trouver une chimie. La première rencontre du tournoi aura lieu le 4 mai face aux États-Unis.

RUMEURS DE VENTE

Il n’y a absolument rien de positif à retenir dans la saison des Sénateurs. On sait que le capitaine de l’équipe est passé à un cheveu d’être échangé à Vegas en compagnie de Bobby Ryan, mais Erik Karlsson est encore à Ottawa. Le sera-t-il encore la saison prochaine ? Il y a aussi beaucoup de rumeurs à propos d’une possible vente de l’équipe alors que la famille Desmarais n’a jamais nié son intérêt. La question est de savoir si Eugene Melnyk sera en mesure de trouver 3,5 milliards $ pour le projet Le Breton, qui inclut un nouvel amphithéâtre. Bien des gens ont des doutes. Melnyk a toujours nié les rumeurs de vente, mais pendant combien de temps encore pourra-t-il s’accrocher ?

MESSAGE SAISI

Jacob de la Rose a probablement sauvé sa saison, voire son avenir avec le Canadien, au cours du dernier mois. Depuis la date limite des transactions, le joueur de centre suédois connaît les meilleurs moments de sa carrière avec trois buts et cinq passes en 16 rencontres. Sa fiche plus et moins est de +3, ce qui est impressionnant. Dans le cercle des mises en jeu, il a amassé une fiche de 67 % samedi à Pittsburgh. Qu’est-ce qui a changé ? De la Rose a rencontré son entraîneur Claude Julien en février et le message semble avoir été compris. La grande question était de savoir quelle était l’utilité du joueur de centre. Avec la façon dont il performe, il est probable qu’il occupe le poste de joueur de centre du troisième trio la saison prochaine s’il connaît un bon camp d’entraînement.