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Mérule pleureuse: Québec vient en aide aux victimes

champignon
Photo courtoisie

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Des propriétaires qui luttent contre un champignon dévastateur sont soulagés que le gouvernement reconnaisse enfin ce fléau en versant une aide de plus de 5 M$ sur trois ans.

«On est extrêmement heureux, ça fait quatre ans qu’on milite pour avoir une reconnaissance du gouvernement. C’est la première fois qu’on voit qu’il y a une action concrète de leur part», se réjouit Maxime Boivin, porte-parole du regroupement Mérule pleureuse Québec, qui a lui-même dû détruire sa maison à cause de ce champignon.

La mérule pleureuse, surnommée «cancer du bâtiment», s’attaque à la cellulose du bois et entraîne sa décomposition. Elle se développe dans des milieux obscurs, très humides et peu ventilés.

Elle s’étend facilement parce qu’elle transporte avec elle les conditions propices à son expansion.

Subventions

La ministre responsable de la Protection des consommateurs et de l’Habitation, Lise Thériault, a annoncé mardi que 5,6 M$ seraient investis pour soutenir les familles touchées par la mérule et améliorer les connaissances sur ce champignon.

«Enfin, vous aurez du soutien pour décontaminer votre propriété, car la Société d’habitation du Québec consacrera 5 millions de dollars sur trois ans», a souligné la ministre dans un point de presse mardi matin. Les modalités de ce programme devraient être définies dans les prochains mois.

Une subvention de 200 000 $ sera aussi accordée à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec pour réaliser un projet de recherche devant permettre d'en savoir plus sur la mérule.

Le même montant sera aussi accordé au Bureau de normalisation du Québec afin qu'il établisse des normes pour décontaminer les résidences touchées.

Des cas chaque semaine

Finalement, 180 000 $ seront accordés à l’organisme Mérule pleureuse, qui vient en aide aux familles aux prises avec la mérule.

«On va avoir une personne à temps plein qui va commencer dans les prochains mois pour faire la liaison avec les familles. On le fait déjà bénévolement, on agit comme premiers répondants pour ces familles qui nous appellent souvent en détresse psychologique. On les écoute, on les oriente, on leur donne des pistes de solution, des contacts de firmes de décontamination. On pourra augmenter l'offre de services», explique M. Boivin.

Un peu plus de 200 cas de mérule pleureuse ont été répertoriés au Québec. M. Boivin soutient cependant que deux ou trois nouveaux cas sont signalés chaque semaine à son organisme.