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Comment j'ai eu un mariage de rêve sans m'endetter

Et non, je ne suis pas millionnaire

Comment j'ai eu un mariage de rêve sans m'endetter
Sara-Maude Ravenelle

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Je me suis mariée cet hiver – un rêve de petite fille vite rattrapée par la réalité. On n’avait pas de goûts extravagants, mais rassembler des gens pour une grande fête, ça finit par coûter cher.


Attention, je ne me plains pas. Il s’agit d’une dépense (oui, oui, une dépense) qu’on a choisi de faire pour célébrer notre amour – et justement, pour que l’amour survive, on a établi un budget. D’une part pour ne pas s’endetter, mais surtout, pour ne pas virer fou.

On a d’abord pris le temps de se poser les questions qui tuent: veut-on passer TOUTE notre vie ensemble? A-t-on les économies nécessaires pour un mariage? Veut-on toutes les investir dans cette journée? Devrions-nous faire un budget détaillé? Oui, oui, oui, pis oui.

On a survécu. Vous le pourrez aussi, surtout en considérant ce qui suit.

 

Le mariage de vos rêves?

Vous avez certainement un mariage de rêve en tête. Or, ces rêves ont un prix. À vous de voir si vous bénéficiez des fonds nécessaires ou si, comme la majorité des gens, un petit exercice de prosaïsme (un reality check!) s’impose.

Au fil des préparatifs du mariage, on a dû faire des choix et abandonner certaines idées qui ne cadraient pas dans le budget. Finalement, on ne s’en souvenait pas le jour de nos noces et le mariage s’est exactement déroulé comme on l’avait finalement imaginé.

Réviser ses rêves n’a rien à voir avec l’amour – cela signifie simplement de gérer ses attentes. Songez donc à faire des choses vous-mêmes, à utiliser les ressources de votre entourage ou à opter pour un concept moins dispendieux.

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Sara-Maude Ravenelle

 

Trouvez l’argent

On a décidé (et réussi avec grande fierté) d’économiser avant le mariage, afin que le lendemain de party soit moins douloureux. Oui, cela signifie de revoir le budget familial, de se priver de plusieurs sorties et d’éviter les folies pendant de nombreux mois, mais le jeu en vaut la chandelle.

Il existe d’autres solutions. Si vous envisagez l’emprunt bancaire, n’oubliez pas d’inclure les intérêts dans les dépenses globales du mariage (car les intérêts, eux, ne vous oublieront pas).

Osez également demander une contribution financière à vos invités. Sujet délicat, voire tabou, il n’y a pas de gêne à demander une contribution monétaire en guise de cadeau. De toute façon, personne n’a besoin de cinq grille-pain! Par contre, soyez raisonnables et tenez compte des frais inhérents à votre mariage pour les invités, comme leurs déplacements, leur hébergement et leurs vêtements.

 

Relevez le vrai défi du mariage: le budget

Comment j'ai eu un mariage de rêve sans m'endetter
Nathan Dumlao

La préparation d’un mariage comporte de nombreux défis à travers lesquels le couple doit passer. Établir un budget réaliste est sans doute l’un des plus difficiles. Mais parler d’argent est important, alors faites-le!

Personne n’est à l’abri de décisions faites sur le coup de l’émotion (et les fournisseurs le savent). Le mariage est une industrie. Pour garder le cap, mieux vaut avoir un budget qui nous ramène sur terre.

Notre budget a été fait à grands coups de dimanche matin en pyjama dans la cuisine. Au final, c’est un exercice sain qui passe assez bien avec un café au lait.

Pour guider notre réflexion, on a utilisé cette grille. Elle nous a permis d’établir un budget et de conserver un flux de trésorerie au fil des dépenses. Vraiment, vraiment pratique.

 

Demeurez lucides dans l’industrie de l’amour

On a rapidement réalisé qu’il est difficile de déterminer le montant à accorder à chacun des postes budgétaires. Comment juger si un fournisseur est raisonnable dans ses tarifs ou fait un show de boucane?

On a donc décidé d’engager une planificatrice de mariage. Je répète, je ne suis pas millionnaire. Mais cette personne-ressource nous a permis d’avoir l’heure juste sur l’industrie, de bénéficier de fournisseurs de confiance et d’optimiser l’argent investi. Pour s’offrir ses services, on a choisi de faire une lune de miel plus petite.

La planificatrice nous a suivis tout au long des préparatifs. La journée du mariage, elle a tout géré d’une main de maître avec la discrétion d’un ninja. En somme, on a vécu notre journée comme des invités VIP sans devoir nous soucier des détails et des imprévus. Depuis l’horaire de livraison des fournisseurs, au montage/démontage de la salle en passant par le déroulement de la cérémonie et de la réception, elle a pris soin de tout (même du gardien de parc qui nous menaçait d’appeler la police pendant la séance photo – sûrement parce qu’on était trop beaux).

La planificatrice était pour nous un luxe consenti, mais son travail nous a permis de pleinement vivre notre journée de mariage. On a aussi bénéficié de son expérience, de ses nombreux conseils et surtout, de son calme légendaire.

 

Optimisez votre investissement (tentez d’économiser)

Invitations
Par souci d’économie, on a fait nos save the date en personne. En fin de compte, on a eu le plaisir d’annoncer la nouvelle de vive voix et le bonheur d’avoir toutes les réactions en direct.

Pour les invitations, après avoir longuement convoité les services clé en main sur internet, on a choisi de tout faire nous-mêmes. Après avoir sondé l’entourage, un ami graphiste nous a proposé son aide en guise de cadeau de mariage. On a ensuite retenu les services d’un imprimeur de la Rive-Sud. En somme, on a fait confiance aux gens d’ici et on a contribué à l’économie locale.

13 heures d’assemblage et d’adressage plus tard, on a mis les invitations officielles à la poste. Il fallait voir nos têtes devant le prix des timbres... Par contre, on a appris qu’il est possible de sauver un peu d’argent en achetant les timbres directement au comptoir postal et en les collant sur place. Bizarre, mais économique!

On a décidé de faire des invitations imprimées en éliminant autre chose de notre budget. Plusieurs se tournent vers internet pour une alternative plus économique. Faites surtout ce qui vous ressemble et ce qui cadre dans vos choix budgétaires.

 

Cérémonie

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Sara-Maude Ravenelle

Que la cérémonie soit laïque ou religieuse, il y a toujours des frais. Il faut tenir compte de ceux liés au célébrant, au notaire (dans l’éventualité d’un contrat de mariage), de la documentation (certificat de naissance, baptistaire, certificat de divorce, etc.) et de la location du lieu de la cérémonie (même les églises ont leur prix!).

Et tout cela, sans surprise, se magasine et se négocie.

 

Réception

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Sara-Maude Ravenelle

Certaines salles sont louées pour l’espace seulement, alors que d’autres facturent selon le nombre d’invités.

Une salle vide permet de faire l’aménagement selon ses goûts. Il faut alors tout prévoir, depuis le mobilier jusqu’au système de son, sans oublier la décoration et le service de traiteur et de bar (incluant parfois les permis obligatoires).

De notre côté, on a opté pour une salle avec un grand cachet architectural, adjacente à un restaurant français. On a ainsi grandement économisé sur la décoration, en n’ajoutant que quelques touches personnelles. Pour le repas, on a payé «par tête», selon le nombre d’invités présents. On a choisi d’offrir un service de bar en faisant une sélection d’alcools. Ceux qui souhaitaient boire un scotch vieilli de 175 ans ont gentiment été invités à payer, tandis que ceux qui choisissaient parmi notre menu n’avaient rien à débourser. Le service d’alcool est un sujet délicat. Prenez le temps d’en discuter et de choisir la formule qui vous convient.

Peu importe la salle, certains frais sont inévitables, comme SOCAN ou Ré:Sonne, pour la musique qui est jouée. On a opté pour un DJ qui fournissait la musique, l’animation, un karaoké et un photomaton. On a réussi à négocier un tarif à la baisse en offrant un généreux acompte.

Attention, dans l’industrie du mariage, on vous proposera parfois de «sauver les taxes» en payant au noir. D’abord, ce n’est pas très réglo. Puis, ça vous laisse sans facture et sans recours advenant une faute de service.

On a aussi découvert, à notre grande surprise, qu’il y a toujours des frais de coupe et de service pour le gâteau, variant de 1$ à 9$ selon le fournisseur. On a tenté de négocier en faisant la coupe et le service du gâteau nous-mêmes. On a perdu celle-là, mais on gagné ailleurs.

 

Tenues

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Sara-Maude Ravenelle

Ici, pas de bonnes réponses. Certains louent, d’autres achètent.

On a opté pour un hybride. J’ai acheté ma robe, mais j’ai fait mon voile (franchement plus facile qu’on le croit avec les tutoriels YouTube, et beaucoup moins cher qu’en magasin).

Une demoiselle d’honneur a eu la chance de reporter une robe achetée pour un autre mariage. L’autre demoiselle d’honneur a acheté une robe dans la même teinte. Outre l’orgueil, on se rend vite compte que les robes de demoiselles d’honneur reviennent toutes au même.

Les mères ont acheté des robes longues en se promettant de les faire couper pour les porter de nouveau (à voir), alors que les pères ont loué un smoking, avec chemise et accessoires, pour une fraction du prix (eux, étant convaincus de ne jamais le reporter).

L’époux a fait faire son habit sur mesure. Sérieusement, faites le calcul. Avec les altérations d’habit nécessaires, le sur-mesure équivaut souvent au prix du prêt-à-porter – en prime, il sied à merveille.

Pour un mariage d’hiver, on a dû prévoir bottes, manteaux, gants et foulards. Une dépense à ne pas négliger. Par contre, en faisant le tour de notre entourage, j’ai pu emprunter l’étole de la grand-mère d’une amie. Something borrowed – je l’avais dans le mille en plus d’économiser.

Finalement, pour la coiffure et le maquillage, on a opté pour un service à la maison. Même si on a dû payer un surplus pour le faire à domicile, on a économisé sur le lieu de préparation.

Aussi, j’ai fait un premier essai maquillage-coiffure qui m’a laissée en larmes (on devient émotive, je vous le jure!). On a choisi de comptabiliser ça dans les pertes et d’avoir recours à une autre professionnelle. Donc, même si on a perdu de l’argent, on a finalement retenu les services d’une coiffeuse-maquilleuse avec qui, grande joie, le courant passait. 

 

Fleurs

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Sara-Maude Ravenelle

Un mariage d’hiver est majestueux... et froid. Pour la séance photo à l’extérieur, on a fait préparer un petit bouquet destiné à flétrir (le froid a vite raison des fleurs), puis un bouquet principal de taille réelle pour l’intérieur.

Une fois à la réception, mon bouquet principal a été déposé dans un vase pour devenir notre centre de table. En plus de profiter du bouquet toute la soirée, on a sauvé sur l’achat de ce centre de table (dans un mariage, il n’y a pas de petites économies).

On a aussi opté pour des boutonnières et des corsages faits de pétales de fleur tournés plutôt que de fleurs entières (moins chers et beaucoup plus résistants lorsqu’accrochés aux vêtements).

 

Photos et vidéo

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Sara-Maude Ravenelle

Pour notre mariage, on a retenu les services de photographes et de vidéastes professionnels. Et la clé est là : des professionnels.

On avait entendu trop d’histoires d’horreur, d’oncle-pas-si-bon-que-ça-avec-un-kodak, de photographe-à-rabais-qui-annule-à-une-semaine-du-mariage, de tout-le-monde-prend-des-belles-photos-aujourd’hui-avec-un-cellulaire.

La vérité, c’est qu’être photographe et vidéaste c’est un art, un vrai métier. Les photos et les vidéos sont des souvenirs impérissables. Tout ça a un prix. Reste à savoir combien vous êtes prêts à investir.

Personnellement, on a pris le temps d’explorer le marché. On a été agréablement surpris de la qualité du service, des photos et de la vidéo reçus, tout cela à un tarif raisonnable. Nos recherches ont valu leur pesant d’or.

 

Transport
Côté transport, on a laissé le glam de côté. D’abord parce que les limousines ne sortent pas l’hiver, mais aussi parce qu’on voulait investir ailleurs.

On a donc loué deux fourgonnettes à faible coût et on a aisément transporté 14 personnes. Les petits frères ont joué les chauffeurs. C’était intime, drôle et pratique.

Pour les invités, plusieurs prévoient un service de navette. Comme notre salle était en ville, nos invités ont utilisé le transport en commun ou le service de raccompagnement. En 2018, il n’y a aucune raison de laisser conduire des invités qui ont un peu trop bu. Par chance, notre planificatrice de mariage avait un compte chez un fournisseur de service de raccompagnement. On a donc économisé sur les frais d’ouverture de dossier.

Nos invités sont rentrés sains et saufs avec leur voiture, pour sensiblement le même prix qu’une course en taxi. Win-Win.

 

Effectuez les paiements (et gardez les points!)

Que ce soit pour faire des acomptes à nos fournisseurs ou pour les paiements finaux, dès qu’on a pu payer par carte de crédit, on l’a fait. On a procédé ainsi parce qu’on bénéficiait d’un petit sursis avant le paiement du compte et qu’on gagnait des points sur notre carte de crédit.

Le crédit est intéressant à condition de pouvoir payer le solde mensuel, autrement, les intérêts ont tôt fait de se multiplier.

Un mariage de rêve ET des points de fidélité (de carte de crédit), franchement, on ne pouvait pas demander mieux.

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Sara-Maude Ravenelle

 

En somme, lorsque vous préparerez votre mariage, tentez de rester calmes (honnêtement pas si facile). Gardez en tête que vous faites tout ça pour l’amour et que ce qui compte, finalement, c’est d’être marié!

 

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