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Ma pénible expérience avec la DPJ

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Je vous informe que ce que M. Richard­­­ vous a dit concernant la DPJ est vrai, et même pire. Je ne nie pas que cet organisme fait de bons coups, mais quand elle dérape, ce sont malheureusement toujours les enfants qui écopent et qui sont brimés dans leurs droits.

Pour ma part, j’affirme que la DPJ se plaît à briser les liens avec la famille­­­. Entre autres, en interdisant à un autochtone de communiquer avec sa mère dans sa langue. Pour s’assurer de ne pas manquer d’ouvrage, les intervenantes­­­ et les directeurs de centre ne dédaignent pas tordre la vérité­­­, inventer des situations et mentir­­­ en cour.

Les intervenants(es) tiennent à ce que les auditions devant la chambre se tiennent à huis clos pendant que les parents et les enfants concernés souhaiteraient qu’elles soient publiques. Ainsi, ils peuvent (surtout elles) raconter ce qu’ils veulent. Toutes ces faussetés s’accumulent dans la tête de la juge (une femme, bien entendu). Puis elles font évaluer l’enfant par une psychologue (encore une femme), qui recommande que ce dernier soit médicamenté (Ritalin en général), pour en faire un zombie à vie. Heureusement que celui qui me concerne était assez âgé pour refuser la médication.

Le jeune dont je parle a été placé dans quatre foyers de groupe où les intervenantes, encore des jeunes femmes en majorité, l’ont écœuré tant qu’elles ont pu. Il y en a même une qui a réussi à le faire envoyer en prison (Huberdeau). Toute cette merde pour un jeune de 14 ans qui n’a rien fait d’autre que se tirailler avec sa mère intoxiquée qui menaçait de se suicider.

C’est finalement grâce à une avocate de Montréal qui a pris le dossier que je me suis évité de faire appel au Haut Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU. Car voyez-vous, ici dans les Basses-Laurentides, les avocats fréquentant tous la même brasserie, il est utopique d’espérer quelque forme de justice que ce soit. Curieusement, elle a tellement bien étudié le dossier que la juge attitrée à celui-ci, certainement éclairée par le Saint-Esprit­­­, m’a déclaré famille d’accueil de proximité pour cet enfant.

Aujourd’hui, ce garçon parle trois langues, il est retourné dans sa communauté où il travaille et est très apprécié. La DPJ, comme la CSST et la SAAQ, c’est la bêtise érigée en système. En conclusion et à l’avenir, gardez­­­-vous donc une petite gêne, Louise, avant de louanger cet organisme­­­.

Michel H. Robert

J’ai nettoyé votre texte de toutes les insanités proférées à l’endroit des intervenants(es), des directeurs, des juges et des TS de la DPJ pour le rendre présentable dans ma chronique. Pour justement ne pas vous priver de votre droit de parole, mais surtout, ne pas enlever de son importance à votre propos. Car je sais qu’il arrive à la DPJ de se tromper, mais il lui arrive aussi de faire de bons coups. Et malgré ce que vous en dites, celui que vous décrivez a fini par en être un bon, malgré les accidents de parcours. N’oubliez jamais que les dossiers troubles qui touchent l’humain sont souvent difficiles à gérer.