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Trudeau défend le voyage de Joly en Corée du Sud

Mélanie Joly
Photo d'archives, Agence QMI Mélanie Joly

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OTTAWA | Justin Trudeau a dû défendre jeudi le voyage de sa ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, qui est en Corée du Sud pour étudier le K-pop, un séjour jugé inutile par l’opposition conservatrice.

« Je pense que c’est important de rester engagé avec le monde, et la ministre Joly fait un très bon travail. Il y a des choses intéressantes dont il faut discuter avec la Corée et je suis content qu’elle soit là-bas », a dit le premier ministre fédéral en mêlée de presse à Québec, jeudi matin.

Mélanie Joly est actuellement à Séoul pour une visite de trois jours et demi dans le but « d’approfondir la compréhension du Canada » par rapport au « succès de la stratégie d’exportation culturelle sud-coréenne ». Dans les dernières années, la Corée du Sud a fait parler d’elle pour le phénomène K-pop, popularisé ici par le succès planétaire Gangnam Style, en 2012

Mme Joly a choisi d’effectuer un détour dans la péninsule coréenne avant une mission commerciale en Chine, qui se déroulera la semaine prochaine.

Dans une note interne obtenue en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, ses fonctionnaires lui recommandaient en décembre de reporter cette visite.

On y citait entre autres des raisons sécuritaires et un manque d’information sur les bénéfices commerciaux pour les industries canadiennes, en soulignant que d’autres analyses seraient menées dans les semaines suivantes. Mais un haut fonctionnaire soutient maintenant que la note a été mal interprétée.

Apprendre sur internet

« Ce n’était jamais notre intention de signaler qu’une visite en Corée du Sud n’était pas une bonne idée. C’était plutôt une question de timing », a dit à TVA Nouvelles le sous-ministre au Patrimoine, Graham Flack.

Pourtant, cette semaine, le bureau de Mme Joly a minimisé l’importance de ce séjour en Corée du Sud quand Le Journal a voulu savoir si la politicienne s’était rendue dans ce pays contre l’avis de ses fonctionnaires.

Pour sa part, le conservateur Alain Rayes estime que la ministre n’avait qu’à « aller sur YouTube » si elle souhaitait se renseigner sur la culture populaire sud-coréenne. « Le mot qui me vient à l’esprit, c’est ridicule, lance-t-il. On a assez de travail à faire pour développer la culture chez nous. »

Le néo-démocrate Pierre Nantel félicite quant à lui la ministre pour son intérêt pour le modèle culturel sud-coréen. Il soutient toutefois que le séjour de Mme Joly « sent l’improvisation ».

– Avec Émilie Bergeron et Michelle Lamarche, TVA Nouvelles