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La boxe québécoise en mutation

Le sport revient à ses racines avec des combats en région

Simon Keane
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin Simon Keane

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À l’heure où l’UFC remporte la guerre de la mise en marché pour les amateurs de sports de combat, la boxe québécoise revient à ses racines en misant sur les régions pour voir naître le prochain champion local.

Quelques mois après le fameux « Money Fight » entre Floyd Maywheather et Conor McGregor qui n’aura pas réussi à redorer le blason du sport noble, quel est l’état du business de la boxe québécoise ?

L’âge d’or de la boxe au Québec semble déjà bien loin. Fini l’époque où on se frottait aux stars du divertissement lors des galas. Les ventes de billets décevantes pour le combat entre Lucian Bute et Eleider Alvarez (7800) en février 2017 ont marqué la fin d’un cycle qui était déjà bien enclenché.

La réalité actuelle du marché pour un combat de championnat du monde au Québec se situe à environ 6000 billets payants. Les promoteurs sont d’autre part peu enclins à dévoiler les revenus de PPV (télé à la carte).

Repenser la recette

L’acquisition d’InterBox par le groupe de Camille Estephan, Eye of the Tiger Management (EOTTM), en 2016 et la stratégie de mise en marché qu’on peut observer depuis, montre un virage dans le paysage dominé jusqu’à récemment par le Groupe Yvon Michel (GYM).

On voit une tendance pour les galas en région et des salles inattendues pour la boxe. Le succès du gala de Shawinigan en février avec l’aspirant poids lourd Simon « le grizzly » Keane est un bon exemple.

Des lieux atypiques, feutrés comme l’Olympia, le MTelus et la TOHU ont tous accueilli des combats en 2016. Ces salles de 2000 à 4000 places offrent une proximité et une expérience nouvelles pour les amateurs.

Non seulement le nombre de billets à vendre et le coût de location des amphithéâtres sont plus réalistes pour les promoteurs, mais les prix de 20 à 25 % moins chers rendent les événements plus accessibles pour attirer une nouvelle clientèle.

Un nouveau champion pour conquérir le cœur des Québécois ?

Jean Pascal et Lucian Bute ont porté la boxe québécoise depuis dix ans, mais ils en sont au crépuscule de leurs belles carrières.

Adonis Stevenson, Eleider Alvarez et Artur Beterbiev malgré leur classement mondial éloquent, peinent à trouver leurs fans.

Il faut peut-être se tourner maintenant vers les Simon Kean de Trois-Rivières, Steven Butler ou Vincent Thibault de Québec pour soulever à nouveau les foules et donner à la boxe un nouvel élan.

 

La boxe québécoise en chiffres

Meilleures assistances 2014 – 2018 (combats sans Jean Pascal ou Lucian Bute)

Lemieux c. Saunders 7830 Place Bell
Stevenson c. Fonfara II 6342 Centre Bell
Lemieux c. N'Dam 5500 Centre Bell
Butler c. Cook 5500 Centre Bell
Lemieux c. Fabian Rios 5016 Centre Bell
Stevenson c. Sukhutsky 6220 Colisée Pepsi
Stevenson c. Bika 4729 Colisée Pepsi
Stevenson c. Williams jr. 4560 Centre Vidéotron
Keane c. Haumono 3500 Centre Gervais Auto Shawinigan

Nombre de galas en 2017 par promoteur

GYM 8 Centre Bell, Centre Vidéotron, Casinos Montréal et Lac Leamy
EOTTM 7 Centre Bell, Place Bell, MTelus, Théâtre Olympia
Rixa Promotions 5 La TOHU, Centrexpo Cogeco de Drummondville

Meilleure performance d’écoute pour un boxeur québécois en 2017

Lemieux c. Saunders 716 000 HBO

* Sources – Forbes – Nielsen Media Research.

 

Le chiffre de la semaine : 1,9 million

Zlatan Ibrahimovic
Photo AFP
Zlatan Ibrahimovic

Nombre de vues sur le compte Facebook / TVA Sports du premier but en MLS de Zlatan Ibrahimovic.

C’est un record historique pour TVA Sports. Tous sports confondus.