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Bienvenue en Acadie

Valdrague
Photo courtoisie L’auteure et actrice acadienne Patricia Léger, entourée des autres comédiens d’À la valdrague, dont Marie-Jo Thério, Marc Lamontagne, Raphaël Butler, Marcel-Romain Thériault et Claire Normand.

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Avec À la valdrague, Patricia Léger souhaite initier le plus de Québécois possible au « monde acadien ». Tournée l’été dernier à Memramcook, un petit village au sud-est du Nouveau-Brunswick, la télésérie brosse le portrait d’une petite communauté pittoresque en perte de vitesse jusqu’au jour où une ancienne ressortissante des lieux revient y habiter. « C’est comme une porte d’entrée vers notre univers », déclare l’auteure et actrice néo-brunswickoise au Journal.

Produite par Mozus Productions, une boîte fondée à Moncton, À la valdrague débute quand Rita Melanson (jouée par Patricia Léger) remet les pieds à Saint-Prospère, son village natal. Après avoir retrouvé quelques amis d’enfance, comme Yolande (Marie-Jo Thério), Feraille (Raphaël Butler) et Zoël (Gabriel Robichaud), elle surgit au milieu d’une vente aux enchères parfaitement saoule et achète l’église par accident. Au fil des épisodes, elle tentera d’attirer les touristes pour remettre son patelin sur pied.

« C’est une comédie de situation, mais ce n’est pas un humour méchant ou moqueur, précise Patricia Léger. C’est plus des malentendus loufoques, des chocs culturels... »

La première saison du feuilleton mettra quelques comédiens québécois en vedette, comme Valérie Blais, Joey Scarpellino (Les Parent), Guillaume Girard (Info, sexe et mensonges), Karine Gonthier-Hyndman (Like-moi), Guy Jodoin et Manuel Tadros. Chacun d’entre eux plongera dans l’univers de Patricia Léger le temps d’un épisode.

« Ça m’a permis de faire des clins d’œil aux contrastes entre les Acadiens et les francophones d’ailleurs », souligne la scénariste.

Des planches au petit écran

À la valdrague est inspirée des pièces de théâtre créées et mises en scène par Patricia Léger pendant plusieurs années à Memramcook. L’idée de transposer ce petit monde au petit écran est venue de Mozus Productions. Il s’agit d’une première expérience d’écriture télé pour l’artiste.

« C’était exigeant et vraiment différent, dit-elle. Radio-Canada m’a appuyée durant tout le projet. On est vraiment contents du résultat. »

La gestation du projet de série a duré près de trois ans. Durant cette période, Patricia Léger a souffert d’une commotion cérébrale qui l’a contrainte à arrêter de travailler quelque temps. La série a été tournée l’été dernier par Jean-Marc Piché.

« Il était tellement dévoué au projet, note Patricia Léger. J’ai vraiment apprécié son travail. »

Pas autobiographique

Bien qu’on trouve plusieurs similitudes entre Patricia Léger et Rita Melanson, À la valdrague n’est pas une série autobiographique. Tout comme son personnage, Patricia Léger a quitté le Nouveau-Brunswick plusieurs années pour s’installer en Colombie-Britannique. Elle a vécu à Victoria après avoir passé quelque temps sur une petite île sans électricité. Elle est revenue chez elle après avoir reçu une offre qu’elle ne pouvait pas refuser.

« Chaque été, on m’appelait pour faire des mises en scène. Je passais la saison chez mes parents, puis je repartais. Une année, on m’a proposé de beaux projets, puis j’ai décidé de revenir pour de bon. Les gens quittent souvent l’est pour aller trouver des jobs dans l’ouest. Moi, c’est le contraire. »


  • ICI ARTV présente À la valdrague en rafale, à raison de deux épisodes par soir, à compter de lundi à 19 h.
  • La série prendra l’antenne d’ICI Radio-Canada Télé le samedi 9 juin.

Que signifie À la valdrague ?

  • Il s’agit d’une expression acadienne qui signifie « en déclin ». « C’est un vieux terme marin, explique­­­ l’auteure Patricia Léger. C’est encore utilisé en Acadie. »
  • Dans la série, cette expression décrit non seulement la situation du village de Saint-Prospère, mais aussi celle du personnage principal, Rita Melanson.