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Le défi d’une vie

Le capitaine des Penguins de Pittsburgh, Sidney Crosby, lors de la conquête d’une deuxième coupe Stanley d'affilée, en juin dernier.
Photo d’archives Le capitaine des Penguins de Pittsburgh, Sidney Crosby, lors de la conquête d’une deuxième coupe Stanley d'affilée, en juin dernier.

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La dernière fois qu’une équipe de la LNH a remporté trois coupes Stanley consécutives, c’était entre 1980 et 1983, alors que les Islanders s’étaient approprié ce précieux trophée quatre années de suite.

Aujourd’hui, plusieurs experts regardent du côté de Tampa, Boston, Nashville ou Winnipeg pour déterminer quelle équipe est favorite pour remporter la coupe, mais plusieurs oublient les Penguins, comme si c’était impossible qu’ils réalisent l’exploit qui date des années 80.

Dites-vous que dans le vestiaire des Penguins, le niveau de confiance est tel qu’on ne semble pas du tout s’en faire avec les prédictions ; au contraire, ce rôle soudain de négligé pourrait bien faire leur affaire.

L’EXPÉRIENCE AVANT TOUT

Les vingt joueurs qui entameront les séries chez les Penguins, si on inclut Derick Brassard qui devrait commencer les séries, ont 1124 matchs d’expérience dans les séries.

Aucune autre formation n’a autant de joueurs qui savent ce qu’il faut faire pour gagner en cette période cruciale. Et c’est justement ce qui fera la différence, selon Sidney Crosby.

« L’expérience, c’est vraiment ce qui nous définit, souligne le capitaine des Penguins. On a été chanceux d’avoir de nouveaux joueurs qui se sont joints à nous au cours des dernières années et qui nous ont permis d’avoir du succès. On est calme et on ne panique pas. On sait ce que ça prend pour gagner, ce qui nous avantage. »

LA CLÉ AU CENTRE

Sidney Crosby a disputé 148 matchs en séries et amassé 164 points. Le deuxième joueur de centre des Penguins, Evgeni Malkin, a joué 149 matchs en série et amassé 157 points.

Si une équipe veut battre la formation de Pittsburgh, elle devra menotter ces deux joueurs et personne n’a été en mesure de le faire depuis deux ans. « La qualité de nos joueurs est importante, affirme Kristopher Letang. Trouve-moi une équipe qui a deux centres aussi bons que la nôtre. Sidney et Evgeni prennent toujours les choses en main et on a un gardien de but qui est excellent. On joue de la bonne manière, et si on continue de le faire, on aime les chances que nous avons. »

C’est sans oublier le fait que Letang n’avait pas été en mesure de participer aux séries la saison dernière en raison d’une opération au cou. Sa présence dans la formation aura un impact majeur cette année.

ATTENTION AUX BRUINS !

Soyons honnêtes, bien des équipes craignent les Bruins de Boston présentement. Après avoir connu un automne difficile, ils représentent une grande surprise dans la LNH par la qualité de leur jeu.

Le niveau de confiance des Bruins est très élevé, et, chez les Penguins, on reconnaît que cette formation n’est pas à prendre à la légère. « Je vais te faire une prédiction, dit Kristopher Letang. L’équipe qui va gagner la coupe devra battre les Bruins en série. Ils ont très bien joué pendant toute la saison. »

C’est effectivement une forte possibilité parce que, malgré les blessures, cette équipe n’a jamais perdu son rythme de croisière.

NOMBREUX DÉFIS

Les Penguins ont joué le plus grand nombre de séquences de deux matchs en deux soirs, soit 19. C’est évidemment extrêmement exigeant, mais la fatigue ne semble pas être un problème.

Dans les faits, Sidney Crosby a disputé les 82 matchs de la saison pour une première fois en carrière, ce que Mario Lemieux n’a jamais été en mesure d’accomplir. Trois autres joueurs des Penguins ont aussi joué toutes les rencontres, soit Olli Maatta, Jake Guentzel et Phil Kessel.

Le seul point d’interrogation de cette équipe est son jeu en désavantage numérique qui n’a que 70 pour cent d’efficacité depuis le 26 février.

UNE INVENTION DE L’ESPRIT

On a droit à un lot immense de rumeurs durant la saison. La dernière provient d’Edmonton, et cette fois, on parle de la possibilité d’une transaction envoyant Milan Lucic au Canadien en retour d'Andrew Shaw. Même si les Oilers donnaient Milan Lucic au Canadien sans rien vouloir obtenir en retour, je suis certain que Marc Bergevin refuserait en raison du jeu déficient de Lucic et de son lourd contrat. Alors je n’ai pas besoin de vous dire que cette rumeur est complètement fausse. C’est sans oublier que Shaw est un joueur beaucoup plus rapide que Lucic, et la dernière chose que le Canadien souhaite, c’est d’avoir une équipe encore moins rapide que cette saison.

UNE BELLE SURPRISE

Lorsque Antti Niemi a été réclamé au ballottage durant la saison, on croyait que son passage allait être de courte durée lorsque Carey Price et Al Montoya allaient être de retour. Finalement, c’est Montoya qui a quitté pour Edmonton, et maintenant, Antti Niemi est devenu un gardien de but établi avec le Canadien à un point tel qu’il faut s’attendre à ce qu’il obtienne une offre de contrat au cours des prochaines semaines. Le gardien finlandais se plaît à Montréal et il n’a pas l’intention de faire sauter la banque, lui qui connaît très bien son rôle et qui a retrouvé sa confiance en travaillant avec l’entraîneur des gardiens, Stéphane Waite. Dans le cas de Charlie Lindgren, il est important de souligner qu’il n’aura pas à être cédé au ballottage la saison prochaine si les Canadiens décident que son développement passe par la ligue américaine.

QUE FERA VIGNEAULT ?

Les Rangers ont pris une décision qu’ils pourraient regretter à long terme en congédiant Alain Vigneault samedi soir. Les Canucks se sont littéralement écrasés depuis 2013, soit depuis que Vigneault s’est fait montrer la porte par la direction de l’équipe. Il lui reste deux autres années de contrat et il aura évidemment tout son temps pour choisir sa prochaine destination s’il souhaite toujours pratiquer cette profession, et il prendra le temps pour réfléchir à son avenir. C’est d’ailleurs la première fois en dix saisons que Vigneault ne participe pas aux séries, et avouons qu’il s’est fait couper l’herbe sous le pied avec tous les changements imposés avant la date limite des transactions. Fait intéressant, le New York Post soutient que Patrick Roy pourrait être un candidat, tout comme John Tortorella, si les Blue Jackets décident de se départir de ses services à la fin des séries.