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Les ambulanciers du ciel

Une journaliste et une photographe du Journal ont participé à une simulation de sauvetage aérien

Les ambulanciers du ciel
Photo Chantal Poirier

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SOREL-TRACY | Un homme dans la cinquantaine qui déneigeait le toit de sa cabane à sucre à Sainte-Victoire-de-Sorel a été évacué à 250 km/h en hélicoptère-ambulance après avoir subi un malaise cardiaque.

Le Journal a suivi une équipe de l’entreprise privée Airmedic pendant une simulation au cours de laquelle une infirmière et un paramédic se sont envolés à bord de l’appareil qui vaut 7,2 millions $.

L’appel est entré à 10 h 13. Un fils s’inquiète pour son père, qui souffre de douleurs aiguës à la poitrine. L’homme de 50 ans déneigeait le toit de son érablière sur une échelle quand les douleurs ont commencé. Il transpire beaucoup, est pâle et souffrant, mais n’a pas perdu conscience.

Deux pilotes, une infirmière et un paramédic se préparent au décollage, qui a lieu à 10 h 50. En temps normal, ça aurait pris 10 minutes de moins au minimum, mais il a fallu rappeler les consignes de sécurité à notre journaliste et notre photographe.

250 km/h

L’hélicoptère a atteint une vitesse de 250 km/h pendant le trajet d’une soixantaine de kilomètres à vol d’oiseau. Il pourrait atteindre les 280 km/h, mais la vitesse est réduite l’hiver. Les pilotes doivent rester calmes en tout temps.

« C’est sûr que c’est plus difficile quand des enfants sont impliqués, mais on n’est pas au courant du cas quand on décolle. Toutes les décisions sont prises la tête froide », explique le pilote Jean Handfield.

Le trajet a duré 15 minutes. Une ambulance est aussi disponible au sol. Il y a une cinquantaine de médicaments différents, une bonbonne d’oxygène sous la civière tandis qu’un défibrillateur est installé à l’extrémité, près de la tête du patient.

L’infirmière Josiane Arsenault raconte qu’elle a déjà eu à réanimer une femme en plein vol.

Son cœur a arrêté de battre pendant deux minutes et demie. Elle lui a fait le massage cardiaque pendant que le paramédic s’occupait de lui donner de l’oxygène. Ils ont utilisé le défibrillateur, ce qui a sauvé la vie de la patiente.

« On était vraiment soulagés. On a agi très vite et on a travaillé en équipe », raconte-t-elle.

De la neige jusqu’aux genoux

À 11 h 5, les pilotes survolent les lieux. Un endroit approprié pour atterrir est repéré en face de la cabane à sucre.

En sortant, tout le monde s’enfonce dans la neige jusqu’aux genoux.

C’est très difficile physiquement pour les secouristes qui doivent franchir une quinzaine de mètres avec des valises d’équipements, en plus de la civière.

Ils arrivent au patient quelques minutes plus tard, lui passent un électrocardiogramme sur place, lui donnent un médicament contre la douleur thoracique. Son état est stable.

Il est ensuite mis sur la civière, puis ramené à l’hélicoptère, qui se remet en route vers le siège social d’Airmedic à Longueuil.

Airmedic, qui compte 250 000 membres, a effectué 2700 missions depuis 2012. Il en coûte 120 $ annuellement par personne.

10 h 30: À la suite d’un appel rentré à 10 h 13, l’infirmière Josiane Arsenault se dirige vers l’hélicoptère-ambulance pour le décollage.
Photo Chantal Poirier
10 h 30: À la suite d’un appel rentré à 10 h 13, l’infirmière Josiane Arsenault se dirige vers l’hélicoptère-ambulance pour le décollage.
11 h 10: L’arrivée sur les lieux n’est pas idéale. Tout le monde cale dans la neige, dont l’infirmière Josiane Arsenault et le copilote Hervé Bertho. Il s’agit d’une situation qui arrive régulièrement en sauvetage hivernal.
Photo Chantal Poirier
11 h 10: L’arrivée sur les lieux n’est pas idéale. Tout le monde cale dans la neige, dont l’infirmière Josiane Arsenault et le copilote Hervé Bertho. Il s’agit d’une situation qui arrive régulièrement en sauvetage hivernal.
11 h 20: Le patient, joué par Pierre Despaties, subit quelques tests sur place, puis est installé sur une civière par Hervé Bertho, Jean Handfield et le paramédic Pierre Joncas.
Photo Chantal Poirier
11 h 20: Le patient, joué par Pierre Despaties, subit quelques tests sur place, puis est installé sur une civière par Hervé Bertho, Jean Handfield et le paramédic Pierre Joncas.
11 h 40: Le patient est installé dans l’hélicoptère par Jean Handfield, Josiane Arsenault et Pierre Joncas, puis ramené où une ambulance pourra venir le chercher.
Photo Chantal Poirier
11 h 40: Le patient est installé dans l’hélicoptère par Jean Handfield, Josiane Arsenault et Pierre Joncas, puis ramené où une ambulance pourra venir le chercher.
Midi: Le patient arrive à Longueuil dans un état stable où il pourra être transféré à l’hôpital.
Photo Chantal Poirier
Midi: Le patient arrive à Longueuil dans un état stable où il pourra être transféré à l’hôpital.