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BRP a l’œil sur l’électrique

Le PDG de BRP José Boisjoli affirme que son Spyder est huit fois plus populaire au Québec que dans le reste de l’Amérique du Nord. «On a des plans agressifs pour Spyder», a dit-il en marge d’une conférence au Cercle canadien de Montréal, lundi.
Photo courtoisie, Le Cercle canadien de Montréal Le PDG de BRP José Boisjoli affirme que son Spyder est huit fois plus populaire au Québec que dans le reste de l’Amérique du Nord. «On a des plans agressifs pour Spyder», a dit-il en marge d’une conférence au Cercle canadien de Montréal, lundi.

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 Le grand patron de BRP estime que la révolution électrique va gagner ses véhicules... même si ses modèles du futur ne sont pas encore tout à fait prêts. 

« On est convaincu que ça va arriver dans nos produits. La seule chose, c’est qu’on ne sait pas quand», a laissé tomber le PDG de BRP José Boisjoli, en marge d’une conférence au Cercle canadien de Montréal, lundi.

M. Boisjoli rappelle que BRP fait déjà des véhicules côte à côte électriques. Son Spyder, sorte de moto à trois roues, a déjà son prototype hybride et électrique développé avec l’Université de Sherbrooke.

« On n’a pas assez de place dans le véhicule pour mettre assez de batteries. Aujourd’hui, l’autonomie est de 30 à 60 minutes, à des coûts trop élevés», observe le chef de BRP.

Un défi qui ne se pose pas pour les véhicules à faible autonomie... comme les karts de course électrique. « Une course dure 15 minutes. Tu mets les batteries neuves. Tu les vides en 15 minutes. Il n’y a aucun compromis pour le client », explique-t-il.

Motoneige électrique

En Finlande, la filiale de BRP teste avec Lynx en ce moment une motoneige électrique. Une start-up québécoise du nom de Taïga propose aussi son propre modèle de la célèbre invention de Joseph-Armand Bombardier.

Quand on lui demande si les clients voudront continuer d’entendre le bruit du moteur de ses véhicules, M. Boisjoli ne perd pas une seconde et admet qu’une partie d’entre eux pourraient s’ennuyer de ces fameux bruits d’accélération.

« Quand je conduis les voitures de course électriques, c’est une chose différente. On n’attend pas le moteur, mais on entend le bruit des pneus. C’est différent, mais c’est une expérience intéressante », conclut-il, sourire en coin.

Sur une lancée

Lors de sa présentation au Cercle canadien de Montréal, le PDG de BRP José Boisjoli a rappelé que les revenus de la compagnie ont presque doublé l’an dernier par rapport à 2003, passant de 2,4 milliards $ à 4,5 milliards $.

La valeur de l’entreprise québécoise a aussi explosé par cinq ces 15 dernières années, de 1 milliard $ à 5,13 milliards $ aujourd’hui. Quant au nombre d’employés, il a bondi de 33%, passant de 7500 à plus de 10 000.