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Les opposants aux REM poursuivent leur lutte devant les tribunaux

Les opposants aux REM poursuivent leur lutte devant les tribunaux
photo courtoisie CDPQ Infra

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MONTRÉAL - La coalition d'opposants au Réseau express métropolitain (REM) a annoncé lundi matin qu'elle porte en appel le jugement de la Cour supérieure qui avait rejeté en décembre sa requête pour empêcher le projet d'aller de l'avant.

Constituée de groupes écologistes, d’experts en transport en commun, de regroupements citoyens et de syndicats, la coalition demande la suspension des autorisations données au projet de REM dans l'attente d'une meilleure documentation du projet et de nouvelles consultations publiques.

Dans sa demande, la coalition sommait le gouvernement du Québec et CDPQ Infra, la filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec qui est responsable du REM, de retourner au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) pour tenir des « audiences en bonne et due forme. »

La coalition s’appuie sur un rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) selon lequel l’information était insuffisante après la première consultation publique pour qu’il puisse évaluer le projet de façon adéquate.

L’avocat du groupe a montré du doigt le juge Yergeau de la Cour supérieure qui avait rejeté la cause des citoyens.

«Le juge était biaisé et c’était très évident», a déclaré Me Campbell Stuart en conférence de presse après le dépôt des arguments des citoyens à la Cour d’appel du Québec.

Il ajoute que le juge Yergeau «a eu tort dans son raisonnement légal» en refusant de considérer la question constitutionnelle du droit des citoyens à obtenir des audiences adéquates auprès du BAPE.