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Sophie Lorain, je t’aime !

Sophie Lorain, je t’aime !
Photo Agence QMI, Maxime Deland

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Ha que ça a fait du bien, hier à TLMEP, d’entendre Sophie Lorain, délaisser la langue de bois, sortir du petit Catéchisme ambiant, et faire cavalière seule dans la Grande Marche vers La Parité.

« La parité, je n’en ai rien à cirer. Je trouve ça condescendant. Je n’ai pas besoin de votre pitié, j’ai juste besoin de pouvoir exercer ma créativité. », a-t-elle répondu à Dany Turcotte.

En l’écoutant ce matin, j’applaudissais, debout, dans mon bureau ! Tens toé !

 

Oui Mesdames, il y a 1001 façons d’être féministe. On n’est pas toutes obligées de penser pareil. On peut vouloir le mieux pour les femmes, se battre pour que les femmes aient la place qui leur revient mais détester les mesures imposées, les mesures coercitives et les mesures qui infantilisent, victimisent les femmes, les traitent comme des petites choses fragiles qui ont besoin d’un traitement préférentiel.

 

Le travail de tous les créateurs est un combat, comme le disait si bien Sophie Lorain. Tous les créateurs doivent se battre pour que leur singularité artistique soit reconnue, respectée.

 

C’est terriblement condescendant de dire aux femmes : « Vous avez besoin qu’on vous fasse la courte échelle, vous n’y arriverez pas toute seule. »

Pensez-vous que Denise Filiatreault avait besoin d’un « programme » pour s’imposer comme metteure en scène ?

 

Autre moment fort de cette soirée, Mara Tremblay qui affirme que « la musique de femmes est encore plus colorée que la musique d'hommes ».

 

Ben oui. Barbara, c’est coloré en s’il-vous-plaît.

 

Mais depuis quand doit-on analyser la musique des uns et des autres en fonction de leur sexe ? La musique des femmes n’est pas moins bonne ou meilleure que la musique des hommes. D’abord, il n’y a pas de « musique des femmes », il n’y a que des individus, des artistes qui se mettent à nu avec plus ou moins de talent.

 

Dans le fond, dans tout ce débat, ma position restera toujours celle de Daniel Gélinas, ancien DG du festival d’été de Québec, qui n’a jamais cherché la parité à son festival.

« Un bon contenu n'a pas de sexe», disait-il au FM93 à Québec.

Ça me semble assez clair.