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Montréal critiquée de vouloir tuer ses coyotes

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Photo Agence QMI / Archives

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L’organisme Coyote Watch Canada critique vivement la ville de Montréal qui a déclaré ce mardi vouloir capturer et euthanasier les coyotes dangereux.

«Comment on fait pour savoir si un coyote est dangereux au point de devoir l’euthanasier», s'est questionné Lesley Sampson, directrice générale de Coyote Watch Canada qui s’occupe du bien-être de ces bêtes dans l’ensemble du pays.

«Un chien qui mord n’est pas automatiquement euthanasié, il faut comprendre pourquoi il a mordu et s’il a fait ça simplement pour se défendre devant une menace. C’est la même chose pour les coyotes», a-t-elle affirmé.

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FRANCIS PILON / 24H

Émilie Thuillier, porte-parole de la Ville de Montréal en matière de gestion du coyote, a annoncé mardi matin le lancement d’une ligne téléphonique dédiée à la gestion du coyote en milieu urbain. La métropole a aussi déclaré vouloir augmenter le nombre de ressources pour sensibiliser les gens aux enjeux liés à ces animaux.

Coyote Watch Canada salue les actions menées par Montréal pour éduquer le public à une meilleure cohabitation avec les bêtes, mais rappelle que l’euthanasie et le trappage sont des solutions inutiles.

«Quand on tue un coyote et qu’il disparaît, d’autres viennent prendre sa place. Montréal doit miser sur l’éducation, la bonne cohabitation, mais l’euthanasie est inutile», s'est désolé Lesley Sampson.

Questions sans réponse

La métropole a conclu un contrat de 29 228 $ avec un trappeur à la fin du mois de mars 2018 pour suivre et capturer les bêtes.

«Quand il y aura un signalement d’un coyote dangereux, comme une morsure sur un humain, on capture l’animal et on le met en cage», a expliqué Frédéric Bussière, biologiste à la Ville de Montréal.

«Après, soit on le relocalise ou on l’euthanasie. La Ville privilégie pour l’instant l’euthanasie, mais c’est en dernier recours», a-t-il ajouté.

Les photos des citoyens, la géographie approximative des signalements et les caméras installées dans les cages seront utilisées pour repérer les coyotes problématiques.

Montréal n’a toutefois pas été en mesure de nous indiquer en détail comment elle évaluera si un coyote mérite de se faire tuer. Pour en arriver à cette décision, la métropole travaillera avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP).

Le MFFP n’a jamais rappelé le «24 Heures» pour donner des réponses à ses questions.

Montréal a documenté 379 signalements de coyotes sur son territoire entre juin 2017 et le 22 mars dernier. En tout, cinq personnes ont été mordues et onze chiens ont été attaqués par ces bêtes dans la métropole.