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Samedi céleste

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Jeudi au Palais Montcalm de Québec, Les Violons du Roy résonneront à sa mémoire. Samedi, sous la direction du chef Nagano à la Maison symphonique, on jouera aussi pour elle. Début mars, je vous avais dépeint Huguette Beaudoin, cette grande dame qui, dans une dignité et une sérénité imperturbables, vivait les derniers jours de sa vie.

Elle nous a quittés avec un petit sourire le 31 mars. Samedi, nous étions plus de 1000 personnes ébaubies dans la basilique Saint-Frédéric de Drummondville au cœur d’une célébration funéraire extraordinairement belle.

La soprano Marianne Lambert et le ténor Marc Hervieux se sont joints au chœur Vocalis, et chacune des phases liturgiques était endimanchée par des œuvres qu’Huguette avait choisies quelques jours avant son départ.

LA BELLE ÉTOILE

Aussi, à la demande de Madame, son époux, l’homme d’affaires Roger Dubois, a accueilli plus de 550 personnes en soirée dans un banquet où chantait le chœur Bella Voice. Sept chefs d’orchestre sont venus lui rendre un dernier hommage tout comme le célèbre violoniste roumain Robert Dumitrescu, venu de Suisse pour interpréter deux pièces au stradivarius. Je n’ai jamais rien vu de tel.

À la même table, le peintre Vladimir Horik et Guy Lafleur étaient sidérés au moment où Anne-Marie Dubois, une merveilleuse pianiste, est venue jouer pour sa mère, Huguette. La veille à l’aréna Marcel-Dionne, on a éteint les lumières et, avant le match, on a observé une minute de silence.

Pour le reste des séries, tous les joueurs des Voltigeurs arboreront la lettre « H » et le nom « Darling » sur leur casque en mémoire de celle qui, dans sa jeunesse, était l’organiste attitrée aux matchs d’autrefois. Huguette Dubois, une artiste, une personnalité exceptionnelle qui, dans une discrétion bien à elle, a marqué l’histoire. Curieusement, dans le ciel samedi soir, on ne voyait qu’une seule étoile. Je te soupçonne, Darling.

MACÉDOINE

  • Dès cet été au Canada, allez au cinéma et mangez du pot-corn.
  • Bravo à Michel Bergeron qui, depuis l’élimination du Canadien, est passé de 3 à 1 paquet de gommes par jour.
  • J’ai une mauvaise et une bonne nouvelle. La mauvaise, c’est qu’il n’y a pas de bonne.

À DEMAIN

J’ai encore des frissons.