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Une première mine à ciel ouvert carboneutre

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C’est du jamais-vu dans l’histoire minière canadienne et probablement du monde : une première mine à ciel ouvert entièrement électrifiée grâce au réseau public pourrait voir le jour d’ici 2021 à Saint-Michel-des-Saints, dans Lanaudière.

Tous les bâtiments seront alimentés en électricité par Hydro-Québec, mais ce qui distingue vraiment le projet de Nouveau Monde Graphite (TSX : NOU) des autres, c’est que tous les véhicules et l’équipement seront, eux aussi, électriques.

Contexte financier

Les avantages environnementaux sont nombreux, mais le contexte financier joue également en faveur d’un tel projet, explique le PDG de Nouveau Monde, Éric Desaulniers, en entrevue au Journal.

« Même si les coûts de construction sont beaucoup plus élevés qu’une mine traditionnelle, les coûts d’opération de l’usine par la suite vont faire que c’est beaucoup moins [cher] à l’électricité », dit-il.

« Les séchoirs, tous les équipements, les pelles, les bulldozers, les excavatrices... tout ce qui habituellement fonctionne au gaz naturel ou au diesel fonctionne grâce à des batteries ou à l’électricité », ajoute M. Desaulniers.

Les mines souterraines ayant recours à l’électricité existent, mais la mine de Saint-Michel-des-Saints serait la première à ciel ouvert à faire ce choix, selon lui.

Il rappelle que le graphite, la matière qui sera exploitée à la mine, est le principal composant des batteries de lithium-ion, comme celles que l’on retrouve dans les voitures électriques de marque Tesla.

En outre, la proximité avec la municipalité de Saint-Michel-des-Saints fait en sorte qu’il est très facile de s’alimenter en électricité, comparativement à d’autres mines situées loin de lieux habités.

52 000 tonnes de concentré par an

Plusieurs étapes doivent encore être franchies d’ici à l’entrée en fonction de la mine.

L’étude de faisabilité d’exploitation de la mine sera complétée d’ici la fin de 2018. En décembre 2017, une étude de préfaisabilité faisait état d’une production de 52 000 tonnes de concentré par année pendant les 27 années d’exploitation de la fosse.

Le projet doit créer 100 emplois directs et 150 emplois indirects à partir de 2020 ou 2021.