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«Véritables citoyens» et «fake news»: Couillard corrige le tir, Leitao regrette

«Ce n'est pas ce que je voulais dire»

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C’est une journée de recadrage au gouvernement alors que Philippe Couillard et Carlos Leitao ont dû corriger le tir mardi après avoir tenu des propos controversés sur les «véritables citoyens» et les «fake news».

Le premier ministre a dû recoller les pots cassés après avoir fait une distinction entre les «véritables citoyens» du Québec et ceux qui ne sont pas d’accord avec lui. «Non non, ce n’est pas ça que je voulais dire», a lancé le premier ministre mardi à l’entrée du caucus libéral. Il n’a pas souhaité s’expliquer davantage.

La veille, en marge de l’inauguration de la ligne bleue à Montréal, M. Couillard s’en prenait à François Legault et Jean-François Lisée, qui agitent selon lui un «enjeu imaginaire», celui du port de signes religieux chez les personnes en autorité.

«Si, au cours des prochaines semaines, des gens veulent en débattre, bien, ils en débattront entre eux. Ils expliqueront surtout à la population pourquoi c’est si prioritaire. [...] On va maintenant de l’avant avec les véritables enjeux - les véritables enjeux des véritables citoyens du Québec», avait-il indiqué.

Au matin, M. Couillard a été sévèrement critiqué par le chef péquiste Jean-François Lisée. «Le premier ministre Couillard a dit quelque chose qui dépasse l'entendement et qu'on ne penserait jamais entendre de la bouche d'un premier ministre qui a la responsabilité de parler avec respect de la totalité des citoyens qu'il représente, y compris ceux avec lesquels il est en désaccord», a-t-il dénoncé ce matin.

«Comme s'il y avait de véritables citoyens du Québec, ceux qui sont d'accord avec M. Couillard, et des faux citoyens du Québec, qui ne sont pas d'accord avec M. Couillard», a déploré M. Lisée.

«Fake news»

De son côté, le ministre Carlos Leitao a dû s’expliquer sur son usage du terme «fake news» dans le débat sur le train électrique de Montréal. Lors d’un événement public à Montréal, il avait déclaré à la toute fin du mois de mars qu’il y avait beaucoup de «fake news» qui circulaient sur ce projet. L'usage de ce terme a été critiqué car il a été popularisé par le président américain Donald Trump qui s'en sert pour attaquer les médias qui le critiquent.

«Je regrette, ça a été mal interprété par les médias», a-t-il dit.

Lors qu’il parle de «fake news», il vise davantage les partis politiques qui critiquent le projet, comme le Parti québécois. «Je ne vise surtout pas les médias, moi ce que je vise c’est la politisation de ce projet magnifique par des mouvements politiques ici ou à Montréal», a indiqué M. Leitao.