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Les entrepreneurs du Bitcoin en colère contre Québec

Le président de Métal Sigma, Richard Houle, le directeur des opérations chez Volta électrique, Pascal Moreau, et le président de WR Transformateurs, Christian Roberge, veulent continuer à faire affaire avec des PME du Québec plutôt qu’avec des étrangères. On les voit dans les locaux de WR Transformateurs, à Saint-Alphonse-de-Granby, hier.
Photo Francis Halin Le président de Métal Sigma, Richard Houle, le directeur des opérations chez Volta électrique, Pascal Moreau, et le président de WR Transformateurs, Christian Roberge, veulent continuer à faire affaire avec des PME du Québec plutôt qu’avec des étrangères. On les voit dans les locaux de WR Transformateurs, à Saint-Alphonse-de-Granby, hier.

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Le Québec va manquer le bateau des technos liées au Bitcoin au profit de l’Alberta ou de l’Ontario si le gouvernement garde son moratoire sur l’électricité, craignent des PME dans une lettre au ministre Moreau dont Le Journal a obtenu copie.

« D’après moi, on est en train de manquer le bateau. Il est minuit moins quart. On se fait solliciter à droite et à gauche. La demande vient de l’Alberta et de l’Ontario » se désole le PDG de WR Transformateurs et instigateur du groupe, Christian Roberge. M. Roberge dit que Québec doit voir plus loin que « le fameux Bitcoin » et regarder l’infrastructure québécoise du « blockchain » (chaîne de blocs), mis au monde par des PME de chez nous.

Une fois la frénésie du Bitcoin finie, ces mégas « centres de calcul » pourraient servir aux transactions bancaires, aux dossiers médicaux ou même aux suivis de livraison de colis, selon le directeur des relations publiques de Bitfarms, Bahador Zabihiyan.

En faisant visiter son usine de Saint-Alphonse-de-Granby hier, le chef de WR Transformateurs, Christian Roberge, a décoché une flèche bien sentie à Québec. « Le gouvernement n’a pas besoin d’investir une cenne là-dedans, comparativement à Bombardier ou à Cimenterie McInnis, où un emploi coûte un million de dollars au gouvernement. Là, ça ne coûte rien et ça crée de l’emploi, beaucoup », a-t-il affirmé.

Effet domino

Le président de Métal Sigma, Richard Houle, signataire de la lettre, regrette que Québec mette la pédale douce au moment où il pourrait facilement embaucher 25 employés pour doubler sa production... sans parler de ses propres fournisseurs. « Il y a l’effet domino dans tout ça. Quand je fabrique de l’acier, il y a du transport. Il y a des gens qui me fournissent de la peinture en poudre, par exemple », explique-t-il. Le directeur des opérations chez Volta électrique, Pascal Moreau, va plus loin. « Ça serait bien de pouvoir dire que le Québec a participé au développement de cette technologie-là », a-t-il lancé.