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15 années qui ont tout changé

Charest
Photo Joël Lemay / Agence QMI Jean Charest

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Au printemps 2004, un an après l’élection du premier gouvernement Charest, je poussais la porte de la députée de Beauce-Sud pour me joindre à son équipe de l’Assemblée nationale. J’étais informée et intéressée par la chose politique, mais je n’avais jamais été militante.
  • Pour consulter notre dossier «15 ans de libéraux», cliquez ici.
J’étais loin de réaliser que cette première incursion dans la sphère politique allait finalement influencer les 15 prochaines années de ma vie.
 
De l’Assemblée nationale aux cabinets ministériels
 
Mon poste d’attachée de presse d’une vice-présidente de l’Assemblée nationale m’a rapidement mise en contact avec un univers qui m’était jusque là insoupçonné. Comme plusieurs passionnés de relations publiques, j’avais adoré la série Bunker – Le Cirque et j’étais une fan finie que la série The West Wing, mais je n’avais jamais songé à travailler directement dans les officines gouvernementales. 
 
Hugo D’Amours, Beauceron comme moi et proche collaborateur du premier ministre Charest, a eu ces propos quand je lui ai dit que je commençais à travailler en politique. «Ça ne sera pas long, tu vas savoir si tu aimes vraiment ça. La politique, on fait ça trois mois ou on fait ça toute une vie.»
 
Il avait raison. 
 
Près de 15 ans plus tard, même si c’est beaucoup moins directement, la politique fait toujours partie de ma vie et je n’en suis jamais vraiment sortie.
 
Après l’Assemblée nationale et la vice-présidence, j’ai continué à rouler ma bosse. Tout d’abord auprès de Carole Théberge, au moment où le gouvernement présentait le Plan d’action pour l’égalité entre les femmes et les hommes et ensuite à ses côtés pendant ma première campagne électorale. C’est à Lévis que j’ai appris à faire du pointage, à organiser des transports pour les électeurs et à perdre une élection avec élégance.
 
Au lendemain de cette défaite, j’ai rapidement intégré l’équipe de Michelle Courchesne, alors ministre de tout: éducation, sport, loisir, famille et région de Laval, à titre de conseillère politique et conseillère en communication. Pour la première fois depuis les débuts de la Confédération, le gouvernement était composé d’autant de femmes que d’hommes. 
 
Cette période de gouvernement minoritaire était à la fois stimulante et inquiétante. On ne savait jamais trop quand une nouvelle campagne serait déclenchée. Certains dossiers avançaient à pas de tortue parce que «la machine» avait tendance à ne pas se lancer tête baissée en attendant l’élection d’un gouvernement qui aurait 4 ans pour réaliser ses projets. Finalement, il n’aura pas fallu 2 ans avant qu’on remonte dans les autobus.
 
Au fil de la campagne de 2008, j’ai eu un meilleur aperçu de toute l’organisation nécessaire à une campagne nationale. Préparation des contenus politiques, argumentaires pour les candidats, et surtout, pour ma part, veille médiatique de tous les instants. 
 
Pendant 33 jours, j’ai suivi deux téléviseurs, deux radios et deux sites web en simultané et en continu. Mon rôle était notamment de m’assurer que rien n’échappe à l’autobus du chef, y compris les propos des candidats locaux dont on produisait des verbatim pour les envoyer ensuite à toute l’équipe par courriel.
 
De 2008 à 2010, j’ai accompagné une ministre de plus près à titre d’attachée de presse. Une fonction que j’adore encore aujourd’hui exercer pour mes clients. C’était l’époque de la grippe H1N1 et celle du tragique tremblement de terre à Haïti.
 
La politique, et après?
 
Quand j’ai quitté la vie de cabinet politique en 2010, je voulais aller travailler en entreprise privée et retrouver un rythme de vie plus normal. J’ai joint les rangs d’une petite firme-conseil en relations publiques avant, finalement, de me lancer à mon compte en 2012. 
 
Aujourd’hui encore, je réalise à quel point mes six années et demie de vie politique teintent ma pratique et orientent mon regard sur les enjeux. Comme observatrice de l’actualité politique, je continue de penser que le Parti libéral du Québec a largement amélioré la condition des familles québécoises depuis 2003. 
 
Plusieurs crises ont certes pavé le chemin du PLQ, mais chaque fois, l’organisation a su les affronter en mobilisant ses forces vives. Grève étudiante, commission Charbonneau, course à la chefferie: tous ces défis ont démontré que les libéraux savent relever leurs manches, faire face à la musique, proposer des solutions novatrices et regarder l’avenir avec confiance. 
 
Le Québec dont je rêve, c’est celui que me proposent les libéraux. Un Québec fort et dynamique dont la culture rayonne partout dans le monde. Un Québec altruiste et inclusif qui sait donner une chance à tous ceux qui veulent en faire partie. Un Québec qui investit dans son avenir et dont l’économie est le moteur de toutes les ambitions.
 
Alors que je collabore au blogue des Spin Doctors depuis quelques mois, je repense souvent aux paroles d’Hugo D’Amours, au printemps en 2004. Il avait bien raison. La politique, quand on aime ça, on en fait toute notre vie.