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L’Impact a son voyage: le onze montréalais joue peu à domicile en début de saison

Ignacio Piatti et ses coéquipiers de l’Impact retrouveront enfin le Stade Saputo samedi.
Photo d'archives Ignacio Piatti et ses coéquipiers de l’Impact retrouveront enfin le Stade Saputo samedi.

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L’Impact a conclu la pire partie de son calendrier 2018 en disputant cinq de ses six premiers matchs à l’étranger avant, enfin, de retrouver le Stade Saputo, samedi.

Cette séquence, au cours de laquelle l’équipe s’est forgé une fiche de 2-4-0, n’a pas été de tout repos avec de longs déplacements, dont deux à l’autre bout du continent, lors de visites à Vancouver et à Seattle.

D’ailleurs, on se demande encore pourquoi, lors de la confection du calendrier, ces deux matchs n’ont pas été réunis dans un même voyage plutôt que de forcer l’équipe à traverser deux fois l’Amérique du Nord à quelques semaines d’écart.

Qui plus est, après son premier match de la saison à Vancouver, un dimanche, l’Impact est revenu à Montréal le lundi pour repartir vers Columbus le vendredi suivant. Il n’est pas évident d’amasser des résultats positifs en pareilles circonstances.

Statistiques

Les statistiques des récentes saisons tendent à prouver que les débuts de saison ponctués de nombreux matchs à l’étranger sont difficiles pour le Bleu-blanc-noir, surtout depuis que l’équipe a décidé de ne jouer qu’un seul match au Stade olympique, en 2015.

Ça fait donc quatre ans que l’Impact ne joue qu’un match au « Big O » en mars avant de retrouver le Stade Saputo à la fin avril, et, depuis ce temps, l’équipe n’a jamais commencé la saison avec une fiche gagnante.

En 2015 (0-2-2) et 2017 (0-2-3), le XI montréalais n’a pas gagné avant de s’installer à l’angle du boulevard Viau et de la rue Sherbrooke. En 2016, l’équipe a connu un meilleur début de saison avec une fiche partagée de 2-2-0.

C’est cette saison que la commande a été la plus ardue avec une séquence de six matchs, dont cinq à l’étranger, avant de retrouver le gazon du Stade Saputo.

Si on regarde les années précédentes, la saison 2012 doit être écartée puisque le Stade Saputo était en rénovation. En 2013 (4-1-0), l’équipe a joué cinq matchs avant de retrouver son domicile, dont deux au Stade olympique, alors qu’en 2014 (0-4-3), c’était sept matchs, dont trois au Stade olympique.

Pas une excuse

Ken Krolicki, qui vit son baptême professionnel cette saison, reconnaît que le début de saison commence à être lourd pour tout le monde.

« Mentalement et physiquement, c’est difficile. Aller sur la côte ouest, c’est six heures d’avion avec un décalage de trois heures, ce n’est pas facile. Mais nous ne nous en servons pas comme excuse. »

Sauf que ça explique peut-être en partie pourquoi l’équipe a semblé manquer d’essence sous un soleil de plomb contre les Red Bulls, samedi.

« Je ne sais pas, moi le premier j’ai été fatigué très rapidement, a reconnu Rudy Camacho. Ce ne sont pas des excuses, peut-être que c’était la chaleur. Ils étaient en forme et nous on ne l’était pas, je ne sais pas pourquoi parce qu’on travaille bien à l’entraînement. »

En forme

Après un dur camp d’entraînement marqué par une préparation physique intense, les joueurs de l’Impact ont été nombreux à souligner qu’ils étaient très en forme.

Malgré le faux pas de samedi au Red Bull Arena, Krolicki ne croit pas que les choses aient changé.

« Je dirais que nous sommes toujours l’une des équipes les plus en forme de la ligue, mais quand tu joues pratiquement cinq matchs de suite à l’étranger avec des déplacements à Seattle et à Vancouver, ce n’est pas facile.

« Les voyages finissent par nous rattraper et je pense que sans s’en servir comme excuse, ça nous a affectés contre les Red Bulls. »

Galvaniser

Pas besoin de dire que les joueurs ont hâte de retrouver leur domicile. Krolicki a avoué ne l’avoir même jamais visité.

« Le fait de jouer à la maison devant nos partisans va beaucoup nous aider et nous pousser.

« Je pense qu’on n’a pas la même mentalité à la maison, on l’a vu contre Toronto, on était plus déterminés à protéger notre forteresse. »

Pour Rudy Camacho, c’est un pas important que va franchir l’équipe, samedi.

« De tenir notre premier match à domicile, ça va galvaniser tout le monde, du moins je l’espère. »

 

Fiche de l’Impact avant de jouer un premier match au Stade Saputo

Année V D N
2013 * 4 1 0
2014 ** 0 4 3
2015 0 2 2
2016 2 2 0
2017 0 2 3
2018 2 4 0

* 5 matchs, dont 2 au Stade olympique

** 7 matchs, dont 3 au Stade olympique

Un seul match au Stade olympique avant de retourner au Stade Saputo depuis la saison 2015.

Comme le Stade Saputo était en rénovations en 2012, nous n’avons pas tenu compte de cette saison.