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Des policiers pour distribuer des sourires

Quatre agents des Laurentides agissent comme médiateurs lors de chicanes et font de la prévention

Les agents de quartier Martin St-Pierre et Jean Daigle discutent souvent avec leconcierge du centre commercial Place Lorraine, Serge Lamothe.
Photo Collaboration spéciale, Dave Parent Les agents de quartier Martin St-Pierre et Jean Daigle discutent souvent avec leconcierge du centre commercial Place Lorraine, Serge Lamothe.

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Quatre villes de la couronne nord côtoient depuis peu des policiers dont le mandat n’est pas de distribuer des contraventions, mais de donner des sourires aux gens et un service de proximité.

La Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville, qui dessert les villes de Sainte-Thérèse, Rosemère, Boisbriand et Lorraine, a mandaté quatre de ses policiers afin qu’ils agissent comme agents de quartier. Une façon de faire unique au Québec.

Ils peuvent aussi bien agir comme médiateur dans une dispute de voisins que régler un problème de criminalité mineure dans un parc en utilisant la prévention, la communication et la conscientisation comme outils de travail.

« Quand on débarquait quelque part, les gens se demandaient s’il s’était passé quelque chose. On a dû briser cet aspect-là et leur faire comprendre qu’on est là pour eux, pour les rencontrer. Aujourd’hui, ces gens-là nous reconnaissent et nous appellent par notre nom », confie l’agent Martin St-Pierre.

Quand même des policiers

Il ne faut toutefois pas croire qu’ils ne donneront jamais de constat d’infraction, même si ce n’est plus leur priorité. La répression n’est pas leur principal outil, mais s’ils n’ont pas le choix ils auront recours aux techniques plus traditionnelles.

La direction de l’école primaire McCaig à Rosemère a bénéficié de leur expertise.

« Il y avait de la vitesse excessive. Le matin lorsque les parents allaient mener leurs enfants, ça roulait trop vite. Le passage d’écolier n’était pas respecté, les gens se stationnaient en plein milieu. Donc, le dossier m’a été transmis », explique l’agent de quartier Jean Daigle.

Dans un autre cas, une jeune femme qui vivait du harcèlement et de l’intimidation n’osait pas porter plainte à la police. C’est en discutant avec la dame rencontrée par hasard dans un centre commercial, que le policier a reçu ses confidences et qu’il a pu intervenir pour régler le problème.

Des policiers heureux

Il s’agit du premier service de police municipal à offrir le service d’agents de quartier. Certains corps de police ont adopté l’approche et la philosophie de police de proximité, mais aucun encore n’avait affecté des ressources à plein temps à cette fin.

« C’est les sourires des gens, c’est de voir que les gens sont contents de nous voir et de jaser avec nous, ça me rend vraiment heureux », lance l’agent St-Pierre.

« On fait une différence où on intervient et c’est ça qui est le fun. Moi je vois des résultats concrets », renchérit l’agent Daigle.