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Québec décide de protéger le tableau «Saint Jérôme entendant les trompettes du Jugement dernier»

Québec décide de protéger le tableau «Saint Jérôme entendant les trompettes du Jugement dernier»
Photo courtoisie Musée de la civilisation du Québec

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La ministre de la Culture du Québec, Marie Montpetit, a décidé d’acquiescer à la demande de deux musées québécois et d’émettre un avis d’intention de classement pour le tableau du peintre Jacques-Louis David détenu par la Fabrique de la paroisse Notre-Dame de Québec.

«Saint Jérôme entendant les trompettes du Jugement dernier», réalisé en 1779, par celui qui a été le peintre officiel de Napoléon Bonaparte, est donc maintenant protégé, précise un communiqué de la ministre publié en début de soirée, lundi.

«Les mesures de contrôle de la Loi sur le patrimoine culturel s'appliquent dès maintenant et elles ont comme objectif d'assurer la préservation et la mise en valeur au Québec de ce bien patrimonial exceptionnel», indique le communiqué.

«C'est mon devoir comme ministre de protéger cette œuvre qui fait partie de notre histoire, a déclaré la ministre Montpetit. C'est donc avec fierté que j'annonce aujourd'hui que le Saint Jérôme de Jacques-Louis David restera au Québec.»

L'émission d'un avis d'intention de classement signifie notamment que le propriétaire, soit la Fabrique de la paroisse Notre-Dame de Québec, «doit obtenir l'autorisation de la ministre pour vendre ou donner son bien en faveur d'un gouvernement, y compris ses ministères et organismes, autre que le gouvernement du Québec». Le propriétaire ne peut non plus vendre ou donner le tableau à «une personne physique qui n'a pas la citoyenneté canadienne ou la résidence permanente au sens de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés», ni à «une personne morale dont le principal établissement n'est pas situé au Québec».

L’initiative donne en outre à la ministre, dans le cas où le propriétaire décidait de vendre son tableau, 60 jours pour décider si elle exerce ou non son droit de préemption «qui lui permet d'acquérir tout bien patrimonial classé visé de préférence à tout autre acheteur au prix offert par ce dernier».

L’annonce de la ministre Montpetit semble venir changer la donne dans le dossier controversé au centre duquel le tableau était placé depuis quelques semaines, soit après qu’il eut été su que le Musée des beaux-arts d’Ottawa souhaitait ardemment l’acheter (au prix de 5 millions $ US d’après ce qui a été rapporté ces dernières semaines).

Quant aux deux musées québécois qui avaient demandé à Québec d’intervenir pour protéger le tableau, soit le Musée de la civilisation de Québec et le Musée des beaux-arts de Montréal, ils continuaient aux dernières nouvelles de tenter d’amasser les fonds nécessaires afin d’acheter le saint Jérôme.