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Meurtres à Sept-Îles: elles auraient été tuées à coups de marteau

Mort tragique d’une mère et de sa fillette à Sept-Îles

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SEPT-ÎLES | Une mère de famille de 25 ans et sa fillette de 2 ans et demi auraient été tuées à l’aide d’un marteau, lundi matin, dans leur appartement de Sept-Îles.

Selon nos informations, Émily-Ann Anderson et sa fillette de 2 ans et demi, Kaylee, ont été victimes d’un double homicide, lundi matin, à Sept-Îles.

Selon ce que Le Journal a pu apprendre lundi, une des enfants de la femme décédée, âgée de 9 ans, est allée cogner chez une voisine de palier pour demander de l’aide.

«Elle a vu [le suspect] la battre avec un marteau à la tête», a raconté Deanna Lessard, dont la mère a recueilli la fillette apeurée qui s’est confiée.

Suspect

Plusieurs résidents de l’endroit ont dit avoir entendu des cris résonner sur tous les étages, vers 6 h 15.

Le double meurtre se serait produit dans cet immeuble à logement du 270 avenue Brochu à Sept-Îles.
Photo courtoisie, Le Nord-Côtier
Le double meurtre se serait produit dans cet immeuble à logement du 270 avenue Brochu à Sept-Îles.

Selon eux, il y avait souvent des altercations dans ce logement.

Lundi, en fin de journée, la police interrogeait toujours un suspect, un homme dans la vingtaine, relativement aux événements.

Il n’était toujours pas en état d’arrestation, selon la Sûreté du Québec.

«Épouvantable»

L’immeuble de 15 logements où s’est produit le drame abrite des autochtones hors réserve dans des appartements à prix modiques.

Pour sa part, Vicky Bourgoin garde des enfants dans l’immeuble depuis une semaine.

«Ce n’est pas la première fois. On entendait tout le temps des affaires», a-t-elle dit. «C’est triste, c’est épouvantable. On les entendait se chicaner», a-t-elle poursuivi.

La gardienne souligne avoir vu, récemment, que l’un des jeunes enfants de la femme jouait dans la neige vêtu uniquement d’un pantalon de pyjama.

D’autres individus rencontrés sur place ont affirmé que l’homme qui habitait le logement semblait avoir des troubles psychologiques de type paranoïaque. La porte de l’appartement aurait d’ailleurs au moins quatre serrures.

Par ailleurs, l’école primaire anglophone Flemming, que fréquentent les enfants de la femme assassinée, a fermé ses portes, lundi, afin d’apporter du soutien aux élèves et au personnel de l’établissement.