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La vraie misère

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Il aura fallu un drame horrible comme la mort de la petite Rosalie Gagnon pour qu’on se remette à parler d’un sujet qui n’est presque jamais abordé dans les médias et dans le débat public en général : la violence faite aux enfants.

Notre société semble souvent bien trop occupée à parler d’enjeux comme la parité hommes-femmes, les salles de bain non genrées et bien sûr les changements climatiques.

Ce sont les causes à la mode de nos jours, pratiquement des obsessions, comme si nos vies en dépendaient dans l’immédiat.

Il y a pourtant, au Québec, des milliers d’enfants qui vivent dans la pauvreté, qui vivent avec des parents toxicomanes, dans la violence physique et psychologique.

De la vraie misère noire.

Ça, on dirait que ça n’intéresse pas grand monde.

Même les partis politiques et les grands influenceurs de gauche, supposément intéressés par le «bien commun» ne parlent pratiquement jamais de ça.

Maudite drogue

Et il y a aussi la maudite drogue. Celle qui détruit des vies, celle qui tue.

Il est vrai que la société doit en faire plus pour aider les toxicomanes à s’en sortir.

Mais elle doit aussi essayer de les responsabiliser.

Tu n’es pas capable de prendre de soin de ton enfant à cause de la drogue?

Essaie, au moins, d’avoir la décence de le confier à quelqu’un d’autre.

Devrait-on implanter des boîtes à bébé dans les hôpitaux comme en Europe?

Je pense que oui.

Des réponses SVP

Souhaitons que l’enquête de la Commission de la protection des droits de la personne et des droits de la jeunesse ordonnée par la ministre Charlebois nous apporte de vraies réponses et surtout, de la transparence.

C’est plate à dire, mais la DPJ n’a pas vraiment droit à l’erreur puisqu’elle doit protéger ce que nous avons de plus précieux.

On a le droit de savoir où le système a échoué à protéger Rosalie.