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Dose d’énergie titanesque

La troisième édition du triathlon de Montréal aura lieu du 23 au 26 août

Le président du triathlon de Montréal, Patrice Brunet (à droite), pourra compter sur la présence d’Alexis Lepage et Élisabeth Boutin.
Photo agence qmi, TOMA ICZKOVITS Le président du triathlon de Montréal, Patrice Brunet (à droite), pourra compter sur la présence d’Alexis Lepage et Élisabeth Boutin.

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Patrice Brunet ne pouvait plus attendre avant de lancer en grand la troisième édition du triathlon de Montréal, huitième et avant-dernière étape du circuit international. L’ancien athlète y a encore mis toute son énergie et son cœur.

L’événement aura cette fois lieu sur quatre jours à la fin d’août. Du 23 au 26, Montréal accueillera la prestigieuse épreuve et rassemblera les meilleurs triathloniens de la planète avant l’épreuve finale qui aura lieu sur la Gold Coast, en Australie, deux semaines plus tard.

Ceux-ci s’élanceront du quai Jacques-Cartier, dans le Vieux-Port. Oui, ils nageront dans les eaux du fleuve Saint-Laurent, ce qu’ils font depuis 2016.

« Je suis tombé sur des photos des années 1950 récemment. À l’époque, il y avait une cinquantaine de plages le long de l’île de Montréal. Dans l’eau de la plage Bissonnette, à Pointe-aux-Trembles, il pouvait y avoir 10 000 personnes qui se baignaient », a raconté le président de l’événement international, qui a lui-même fait plusieurs tests sur la qualité de l’eau.

« Dans le bassin Jacques-Cartier, l’eau est propre depuis 15 ans, a-t-il renchéri. Ça, c’était un secret bien gardé. Elle respecte les critères internationaux. Donc, le bassin sera un grand terrain de jeu durant la semaine du triathlon. »

Pas de problème

Ancien triathlonien ayant parcouru la planète, Brunet a déjà plongé dans des eaux dont la qualité était très discutable. Ce qu’il assure ne pas être un problème chez nous.

Pilotant une équipe à toute épreuve avec un budget d’environ 3,5 millions $, le président veut une fois de plus en mettre plein la vue. En prolongeant l’événement, il s’adressera aux jeunes athlètes par l’entremise d’une compétition de Coupe panaméricaine CAMTRI et d’épreuves réservées aux jeunes de 13 ans ainsi que 15 et moins. La jeune Québécoise de 22 ans Élisabeth Boutin sera du lot.

« J’essaie de mousser le sport de façon réaliste. C’est un sport en construction. Il faut le bâtir brique par brique », a imagé celui qui avait attiré un championnat du monde à Montréal à la fin des années 1990.

Les amateurs sont aussi invités à s’inscrire alors qu’il attend plus de 1200 irréductibles. Les inscriptions sont d’ailleurs déjà en hausse de 25 %, selon ses propos.

« On veut faire bouger les gens, les athlètes de chez nous, dans notre ville », a souhaité celui qui a investi de sa propre poche dans l’événement.

Il désirait également tenir la compétition dans les rues de Montréal afin de susciter l’intérêt de la population, ce qu’il n’aurait pu faire en l’organisant sur l’île Notre-Dame. Selon les disciplines, la compétition ne mobilisera pas la ville. Les parcours de nage seront aménagés dans l’eau du bassin Jacques-Cartier alors que le trajet à la course s’étalera autour des quais du Vieux-Port et le trajet de vélo empruntera les rues de la Commune, Notre-Dame et Viger.

Parole de l’organisateur, les cônes devraient disparaître du paysage et le bitume devrait être carrossable pour les vélos.

Endroit incomparable

La compétition mettra en vedette un talent local, Alexis Lepage. L’an dernier, il avait pris le 29e rang. En août, il vise le top 20, dans le meilleur des mondes, le top 15. Mais il veut surtout être fier de sa performance devant les siens sur un parcours très technique.

« Montréal, c’est un mix de surfaces. Il y a peu ou à peu près pas de nids-de-poule, a lancé à la blague le jeune homme de 23 ans. Il y a des montées difficiles qui demandent de la puissance, des faux plats descendants et des virages très serrés à vélo », a expliqué l’athlète averti.

Lepage sera doublement attentif à ses performances dès le mois prochain, car il commencera à engranger les points en vue des Jeux olympiques de Tokyo. Depuis qu’il a l’âge de six ans qu’il rêve aux anneaux emblématiques. Il avait vu le Canadien Simon Whitfield remporter l’or. Quand la vie lui amène une année de plus et qu’il souffle sur les chandelles, il formule toujours le même souhait : participer aux Jeux olympiques.

Avec l’appui de sa famille, de ses amis et des spectateurs québécois, Montréal sera l’endroit idéal pour mettre des points en poche.

Un triathlon en bref

  • Nage 1,5 km
  • Vélo 40 km
  • Course 10 km