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La même rengaine

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Je suis tanné de parler de la faiblesse du XI montréalais. Depuis plusieurs années, dans ces pages, je vous parle des difficultés défensives de l’Impact. Samedi, face au LAFC, l’équipe menait 3 à 1 à la fin de la première mi-temps. D’avoir à en parler encore, c’est consternant.

Il est encore tôt cette saison pour prendre le mors aux dents. N’en demeure pas moins que la défaite du dernier week-end est très difficile à avaler. En fait, ce ne sont pas seulement les trois points perdus, mais c’est surtout la manière avec laquelle le Bleu-blanc-noir s’est incliné qui fait mal.

Manque de caractère, de force mentale et de capacité à reconnaître l’enjeu, voilà autant de critiques qu’on pourrait faire aux joueurs montréalais.

Certes, l’entraîneur doit aussi être blâmé. Dans de pareilles circonstances, quand une équipe mène par deux buts et avec un joueur en moins, l’entraîneur doit guider la psychologie des joueurs et être en mesure d’ajuster la tactique. Force est de constater qu’il y a eu du sable dans l’engrenage sur ce plan.

En ce sens, j’ai une pensée pour tous les entraîneurs qui sont passés au club avant Rémi Garde. Tous, sans exception, ont été blâmés pour les problèmes défensifs de l’équipe.

Aujourd’hui, avec un entraîneur à la feuille de route impressionnante et une expérience indéniable, les mêmes problèmes surviennent.

Docteur, d’où provient donc cette maladie chronique si ce n’est des entraîneurs ?

La magie de Garde doit opérer

Cette défaite dans le premier match de la saison au Stade Saputo apporte son lot de questions. Que se passe-t-il avec cette équipe ? Est-ce que l’entraîneur met assez d’emphase sur la question défensive ? Est-ce que ce sont les joueurs qui ne comprennent pas la vision du personnel technique ? Est-ce que le groupe est assez bon pour se défendre en Major League Soccer ?

En fait, c’est dans ce genre de moment que nous verrons ce que le personnel d’entraîneurs a dans le ventre. À ce moment-ci, Garde doit faire un peu de magie.

Finie l’évaluation des troupes, le pilote doit trouver dans son bagage d’expérience le petit supplément qu’on anticipait à son embauche.

Parce que, jusqu’ici, je ne vois rien de différent par rapport aux années antérieures.

Même quand Ignacio Piatti marque trois buts, l’équipe n’a pas la capacité de garder une avance, c’est vous dire !

Les équipes canadiennes prennent l’eau

Si on veut se consoler, on peut se dire que l’ensemble des équipes canadiennes de la MLS a connu des difficultés défensives cette fin de semaine.

À eux seuls, l’Impact, le Toronto FC et les Whitecaps de Vancouver ont accordé 16 buts en trois matchs. Malheureusement, ces résultats catastrophiques démontrent que le côté défensif est trop souvent négligé dans ce championnat.

À Montréal, un carton rouge a encore eu une influence sur le résultat. Une faute de Victor Cabrera dans la surface a mené à un tir de pénalité... un de plusieurs accordés durant cette rencontre.

Au final, des trois tirs sifflés par l’arbitre Allen Chapman, celui de Cabrera était probablement le plus léger. Personnellement, je ne l’aurais pas sanctionné.

Mais l’Impact doit faire preuve de plus de discipline. Trop souvent, des cartons rouges sont venus fausser l’issue d’un match.