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Mécanicien d’ascenseur : un métier à haut risque

lift machinist repairing elevator in lift shaft
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Valérie Cordier-Chemarin — 37e AVENUE

Le métier de mécanicien d’ascenseur est l’un des mieux payés dans le domaine du bâtiment. Travail à la fois physique et intellectuel, sa pratique exige un sang-froid exemplaire et beaucoup de discernement.

Perché à plus de 100 mètres de hauteur, le mécanicien d’ascenseur manipule des sources d’énergie à fort voltage ou des pièces en mouvement, et est quotidiennement confronté au danger. C’est d’ailleurs cette prise de risque qui en fait l’un des métiers les mieux payés du secteur de la construction. Il est également multidisciplinaire, puisqu’un mécanicien d’ascenseur doit maîtriser à la fois la mécanique, la soudure, l’électricité, l’hydraulique, l’électronique et l’assemblage technique.

« C’est un métier passionnant, confie Pierre Sébastien Fréchette, mécanicien d’ascenseur et superviseur chez Ascenseurs Innovatec. Grâce à notre travail, les bâtiments prennent vie, les gens peuvent accéder à des hauteurs qui ne seraient pas accessibles sans les ascenseurs. »

Du danger au quotidien

Pour rendre ces exploits possibles, ces mécaniciens doivent prendre quotidiennement des risques. « Il ne faut jamais oublier le danger, car c’est lorsque l’on se sent trop à l’aise que les accidents peuvent se produire, dit Pierre Sébastien Fréchette. Il faut être très prudent, savoir analyser les différentes situations et prendre chaque décision intelligemment. »

Ces professionnels sont également perchés à plusieurs mètres du sol tous les jours. « J’ai le vertige, mais cela ne m’empêche pas de travailler, explique le mécanicien. Au début, les puits paraissent spectaculaires, mais on s’habitue rapidement. Le fait d’être bien harnaché m’aide à me sentir en sécurité et à ne pas paniquer. »

Construction, réparation, rénovation... le métier est très diversifié. « Ce n’est pas monotone, affirme Pierre Sébastien Fréchette. Par exemple, rien que le fait de trouver la cause d’une panne d’ascenseur nous met constamment au défi, car chaque panne peut être d’origine tellement variée : mécanique, électronique, bris de matériel... On n’a pas le temps de s’ennuyer ! »

Un métier qui comporte certes des risques, mais qui offre aussi des défis passionnants pour ces professionnels.