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Faire les choses dans l’ordre dès l’arrivée d’un nouveau-né

Faire les choses dans l’ordre dès l’arrivée d’un nouveau-né
Illustration Fotolia

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Dès qu’un nouveau-né arrive dans votre vie, les vendeurs sont aux aguets. Il serait bon de se préparer à faire face à l’avalanche de propositions commerciales !

À peine revenus de l’hôpital, une représentante d’une fondation vous attend dans le stationnement pour vous ouvrir un compte de régime d’épargne étude (REEE). Un courtier en assurance veut vous vendre une assurance permanente vingt ans pour votre enfant.

Pendant que vous lui dites que vous souhaitez y penser pendant 24 heures, vous voyez sur votre balcon arrière un vendeur d’assurance-vie qui agite frénétiquement des papiers devant vous. Par chance, vous aviez verrouillé la porte-fenêtre...

Quelle doit être la priorité à l’arrivée d’un enfant ? Prendre tout de suite des REEE ? Faut-il d’abord prendre une assurance-vie ? De combien ? Et l’assurance-invalidité ?

Protéger le revenu des parents

La priorité, après « ne pas perdre votre emploi », est de prendre une assurance-vie pour les parents. Le but est d’utiliser l’assurance pour couvrir le salaire du parent, car les enfants sont dépendants de celui-ci. Généralement, on parle d’une couverture de 500 000 $ minimum pour remplacer le revenu de l’adulte advenant un décès prématuré.

Cela afin de couvrir les besoins de l’enfant jusqu’à ce qu’il devienne adulte. L’assurance-invalidité est également un must pour les mêmes raisons. Si l’un des conjoints ne peut plus travailler, il faudra remplacer ce revenu.

Le REEE

Le gouvernement nous taxe trop ? Probablement ! Mais il donne aussi des cadeaux, et parmi eux, le plus généreux est sans contredit le REEE. Le REEE permet de recevoir des subventions du gouvernement.

Vous êtes assurés de recevoir au moins 30 % de subventions. Exemple : si vous contribuez à raison de 100 $ chaque mois pour votre enfant, les gouvernements mettent 30 $ dans votre « pot ». Des subventions supplémentaires sont disponibles pour les ménages aux revenus modestes.

Ajouter l’enfant sur votre assurance-vie

Le but d’acheter un « avenant enfant » sur votre police d’assurance est surtout de protéger l’assurabilité du petit — d’offrir à votre enfant la possibilité de s’acheter de l’assurance-vie plus tard.

Grâce à cet ajout, l’assureur va souvent garantir que l’enfant pourra acheter une assurance-vie permanente à taux standard à l’âge de 21 ans, et ce, peu importe son état de santé pour une couverture allant de 100 000 $ à 250 000 $, selon l’assureur.

Pour moins de 100 $ par année, vous obtiendrez une couverture de 10 000 $ ou 20 000 $, qui peut servir à payer les frais funéraires en cas de décès de votre enfant.

Conseils

  • Faites les choses dans l’ordre. Vous ne rendrez pas service à votre enfant en maximisant le compte REEE si vous n’avez pas d’abord une assurance-vie pour couvrir votre revenu en cas de décès.
  • Ne sous-estimez pas la puissance du REEE : en versant le montant requis chaque année pour aller chercher la subvention maximale, les 36 000 $ cotisés permettent de constituer un fonds d’étude de plus de 76 000 $, de la naissance à l’âge de 18 ans. (1)
  • Vous voulez plus de protection ? L’assurance maladie grave des enfants peut s’avérer utile. Elle sert principalement à payer les frais d’une année sabbatique d’un parent advenant une maladie grave de l’enfant, notamment les nombreuses visites à l’hôpital et le soutien nécessaire à l’enfant.
1. Avec un rendement estimé de 4 %.