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Martin Coiteux partira «sans amertume» et avec le «sentiment du devoir accompli»

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Martin Coiteux a confirmé sa décision de ne pas se représenter aux prochaines élections «sans la moindre amertume et avec le sentiment du devoir accompli», et ce, à l’issue de son seul et unique mandat.

Ému, l’actuel ministre de la Sécurité publique du Québec en a fait l’annonce vendredi après-midi à Montréal, en compagnie de sa femme.

Le député a dit avoir pris la décision pour «des raisons qui sont personnelles». Il continuera toutefois d’assumer ses fonctions jusqu’à la fin de son mandat.

La politique pèse beaucoup sur la vie personnelle et familiale, a-t-il expliqué. «Je n’ai pas l’éternité devant moi [...] Il faut y penser», a-t-il précisé, soulignant qu’il n’y avait pas de plan de match pour la suite. «Je ne sais pas ce que je vais faire».

«Honnêtement, on ne sait pas de quoi est fait le futur, mais mon sentiment profond, c’est que j’ai envie de faire autre chose que la vie politique [...] Je suis venu en politique pour changer les choses [...] pas pour faire carrière», a-t-il fait savoir.

Martin Coiteux a remercié le premier ministre Philippe Couillard pour «sa confiance et son leadership». Il a d’ailleurs assuré qu’il ne partait pas en raison des mauvais sondages. Il croit au contraire que l’équipe libérale va remporter la prochaine élection.

«Mes valeurs ont toujours été [...] libérales», a-t-il spécifié.

Membre du trio économique de M. Couillard, avec Carlos Leitao et Jacques Daoust, lors des dernières élections provinciales, Martin Coiteux a été élu en 2014 député de la circonscription de Nelligan, à Montréal.

«Les quatre années qui ont suivi [mon arrivée] ont été très intenses», a-t-il soutenu.

Martin Coiteux a été président du Conseil du trésor de 2014 à 2016. Il s’est ensuite vu confier deux ministères d'envergure: les Affaires municipales et la Sécurité publique, en plus d’être ministre responsable de la région de Montréal.

En plus de sa participation au «redressement des finances publiques», plusieurs observateurs lui reconnaissent comme succès le règlement de la question des uniformes des policiers, la loi sur la Métropole, la loi sur la capitale, la décentralisation des pouvoirs vers les municipalités. Il a également eu à gérer les crises à l’Unité permanente anticorruption, au Service de police de la Ville de Montréal, le cafouillage de l’autoroute 13 ou les inondations du printemps dernier.

Avant son entrée en politique, Martin Coiteux travaillait à la Banque du Canada, à titre d’économiste. Il aussi enseigné l’économie pendant 20 ans à HEC Montréal. Âgé de 56 ans, le natif de Sorel est marié et père de cinq enfants.

Nombreux départs

Vendredi, M. Couillard a remercié son ministre «pour sa contribution remarquable au Québec».

Pour le chef libéral, «le seul signal que ça envoie, c’est que les gens pensent toujours à leur vie [...] Chaque personne fait ses réflexions, il n’y a pas d’autres significations que ça. Il y aura des départs, il y aura des arrivées aussi», a-t-il confié.

Les départs se succèdent au Parti libéral du Québec depuis quelques semaines. Jean-Marc Fournier, ministre des Affaires intergouvernementales, et Stéphanie Vallée, ministre de la Justice, ont déjà annoncé qu’ils quittaient leurs fonctions.

Geoffrey Kelley, ministre des Affaires autochtones, et Jacques Chagnon, président de l’Assemblée nationale, disent être en réflexion quant à leur avenir politique. Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Laurent Lessard, réfléchirait à l’idée de laisser sa place à la relève.