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Assassiné en voulant réaliser un rêve

Ce «gentil géant» québécois voulait s’installer au Labrador pour vivre sa passion pour la chasse et la pêche

FD-MEURTRE-DOMPIERRE
Photo courtoisie, police provinciale de Terre-Neuve-et-Labrador Vincent Bélanger-Dompierre a été tué jeudi dernier. Cette photo a été prise par sa copine qui lui a rendu visite récemment.

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Le Montréalais de 28 ans tué au Labrador jeudi habitait la région depuis un mois et s’apprêtait à s’y installer pour de bon afin d’assouvir sa passion pour la chasse et la pêche.

« Il allait chercher sa façon à lui de vivre un bonheur, avec la chasse, la pêche, les aurores boréales et les grands espaces. Mais il est tombé sur un fou », relate avec émotion le père de la victime, Alain Dompierre.

Vincent Bélanger-Dompierre a été retrouvé mort vers 3 h du matin dans une résidence où il logeait à Labrador City, une ville située à une trentaine de minutes en automobile de Fermont, au Québec.

La police provinciale de Terre-Neuve-et-Labrador a confirmé qu’un homme de 30 ans, Vince Ward, a été arrêté sur place. Il sera accusé de meurtre prémédité, jeudi, à la cour de Wabush. Il est en prison depuis.

Un costaud qui mesurait 6 pi et 6 po et pesait près de 300 lb, Vincent Bélanger-Dompierre aurait été tué par arme à feu.

Réaliser un rêve

« Je ne comprends pas ce qui a pu arriver. Mon gars, c’était un gentil géant. Il était imposant, oui, ce n’était pas toujours un ange, mais il n’était pas agressif », assure le père, lors d’un entretien avec Le Journal lundi.

Il décrit son fils comme étant un grand voyageur qui a toujours aimé la chasse.

« C’était toute sa vie. À trois ans, quand on le mettait devant la télévision, il préférait regarder des émissions de pêche que les dessins animés », se souvient M. Dompierre.

Le Québécois s’était déjà rendu au Labrador quelques fois auparavant. Il serait tombé amoureux avec l’endroit et chérissait, depuis, le projet de s’y installer pour un bon moment.

Selon son père, son déménagement était planifié pour cette semaine.

« Il voulait apprendre les rudiments là-bas et se faire des contacts sur place pour apprendre sur les meilleurs endroits pour pêcher et chasser. Son rêve était d’acheter une pourvoirie », ajoute M. Dompierre, qui comptait bientôt visiter son fils.

Un témoin

Selon lui, un ami québécois de la victime était présent le soir du drame. Il aurait été témoin de la scène.

Pris de panique, il aurait ensuite fui pour rentrer au Québec. Ce n’est qu’une fois ici qu’il a contacté les autorités.

Selon le récit qu’il a fait à M. Dompierre ainsi qu’aux policiers, la victime avait rencontré le suspect quelques jours auparavant.

Il se serait présenté chez M. Bélanger-Dompierre dans la nuit de mercredi à jeudi et aurait indiqué qu’il n’avait pas dormi depuis trois jours.

Après un moment, M. Ward aurait quitté les lieux et serait revenu quelques instants plus tard, armé d’un fusil de chasse et en état de crise. Il aurait ensuite abattu la victime pour une raison qui demeure obscure. Aucune altercation n’aurait précédé le drame.

« Vincent était en bermuda, assis sur un fauteuil », relate M. Dompierre.

L’enquête est toujours en cours. Le médecin légiste n’a pas encore établi les causes exactes de cet homicide.