/news/politics
Navigation

Aucun retour au Bloc possible pour les démissionnaires

Bloc Québécois
Photo d'archives

Coup d'oeil sur cet article

OTTAWA | Insultés par Martine Ouellet, les 7 députés démissionnaires du Bloc québécois couperont définitivement les ponts avec leur ancien parti, que Mme Ouellet en demeure la chef ou non.

C’est ce qu’ils annonceront collectivement mardi matin, tout comme la suite de leur démarche, a appris le Journal.

Plusieurs députés parmi les 7 démissionnaires se sont sentis insultés par le discours de Martine Ouellet lors du conseil général du parti, dimanche à Drummondville.

« Être éclaboussé par des mottes de boue constamment depuis 60 jours, il faudrait s’attendre à ce qu’il y ait une riposte en règle. On en a ras le pompon. La mascarade a assez durée », a lancé Michel Boudrias à l’entrée de la Chambre des communes, lundi.

«Je n’irai jamais retravailler avec Martine Ouellet... jamais, jamais », a ajouté son collègue Simon Marcil, qui fait aussi partie de la majorité des députés du Bloc québécois qui a rompu avec le parti à la fin de février, et qui siège désormais dans le Groupe parlementaire québécois.

Martine Ouellet, résolue à rester chef du parti, a laissé entendre lors du conseil général que certains députés démissionnaires pourraient revenir au bercail.

Du même souffle, elle les a vertement critiqués pour avoir « violé la démocratie interne» du parti, mais leur a quand même tous tendu la main pour un éventuel retour.

La crise interne au Bloc québécois ne semble pas être prête à se résorber, après départ de 7 des 10 députés, le désaveu du président du Bloc Mario Beaulieu et l’envoi de mises en demeure de Mme Ouellet contre TVA et Radio-Canada.

Qu’à cela ne tienne, Martine Ouellet soutient que l’opposition à son endroit est exagérée par les médias. Les membres devront décider s’ils lui réitèrent leur confiance lors d’un «référendum» organisé au début du mois de juin. 

Le président du Bloc, Mario Beaulieu, est toujours en réflexion. Il pourrait devenir le 8e élu à quitter le parti cette année.

Les médias sont conviés à un point de presse mardi matin. Les sept démissionnaires, qui ont déjà affirmé souhaiter se représenter pour les élections de 2019, en diront plus sur leur avenir politique.