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Difficile de recruter des directeurs d’école

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Il est de plus en plus difficile de recruter des directeurs et directrices d'école, notamment en raison des longues heures de travail et de la charge de travail qui s'alourdit.

«Moi, je travaille de 7 h le matin jusqu'à 18 h 30, 19 h, tous les jours, pour être capable d'arriver, a confié Jocelyn Simard, un directeur d’école, à TVA Nouvelles. Si je voulais, je pourrais travailler encore plus.»

M. Simard a été directeur de cinq petites écoles dans Charlevoix en même temps. «Il faut être résilient, quand t'as cinq écoles. T'acceptes de ne pas être là, il faut que tu fasses confiance à ton personnel», a expliqué M. Simard.

Les compressions budgétaires des dernières années auraient amplifié le problème.

«Quand on a plus d'attentes envers l'école, puis qu'on veut piloter des changements, et bien, il faut avoir du monde sur le terrain pour le faire, a exprimé la présidente de l’Association québécoise du personnel de direction des écoles, Danielle Boucher. On a eu aussi des coupures au niveau des postes de direction d'école, dans les dernières années.»

Le ministre de l'Éducation dit chercher des pistes de solution. «ll y a toute la question de la valorisation de l'éducation au sens large, alors il faut reconnaître l'apport important qu'ils ont dans la société, mais aussi, il faut mettre des ressources à leur disposition, il faut leur donner les moyens d'agir localement», a affirmé le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx.

Le directeur du centre de formation en entreprise et récupération (CFER) de Bellechasse, Yvan Fortier, voulait faire une différence auprès de jeunes en adaptation scolaire. Pour y parvenir, il mise sur l'intégration du numérique.

«Quand je suis arrivé, on avait plus de 10 jeunes sur 50 qu'on perdait par année au niveau de la persévérance scolaire, et actuellement, on est à un, deux jeunes par année qu'on va perdre», a-t-il indiqué.

Québec doit d'ailleurs présenter son plan numérique en éducation dans les prochaines semaines.

Malgré tout, c’est souvent la passion qui motive les directeurs dans leur travail quotidien.

«Quand je vois les yeux des jeunes qui rayonnent, le résultat des projets, pour moi, c'est mon carburant, c'est mon énergie de poursuivre au niveau de la profession», a soutenu Yvan Fortier.