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Le fondateur de CGI impliqué dans la transaction de la C Series

Serge Godin, fondateur de la firme informatique CGI
Photo d'archives, Agence QMI Serge Godin, fondateur de la firme informatique CGI

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Le fondateur de la firme informatique CGI Serge Godin a conseillé bénévolement le gouvernement du Québec pour son investissement de 1,3 milliard $ dans la C Series de Bombardier, a appris notre Bureau d’enquête.

M. Godin a été invité à donner son avis par le ministre de l’Économie Jacques Daoust, responsable de la transaction conclue en 2016, a indiqué un porte-parole de CGI.

« Serge Godin a été consulté par le ministre Jacques Daoust sur des aspects techniques financiers », a déclaré Sébastien Barangé, vice-président aux communications de l’entreprise.

Selon M. Barangé, M. Godin, actuellement président exécutif du conseil de CGI, n’a pas été payé pour ses conseils.

« Il n’a pas reçu de contrepartie », a indiqué le porte-parole.

Aucune précision n’a été donnée sur la contribution de M. Godin, sur la fréquence de ses interventions ni sur les personnes qu’il a rencontrées.

Bénévole

Le ministère de l’Économie a de son côté précisé que le rôle de « conseiller » bénévole de M. Godin s’est limité aux aspects « techniques financiers ».

« [Il] n’a pas négocié la transaction », a déclaré le porte-parole Jean-Pierre D’Auteuil, en confirmant que M. Daoust « avait demandé à Serge Godin d’agir à titre de conseiller ».

Du côté de Bombardier, un porte-parole, Simon Letendre, n’a émis aucun commentaire.

Gouvernance

Le directeur général de l’Institut sur la gouvernance, Michel Nadeau, a affirmé que ce type de consultation est normal, dans le cas d’une aussi importante transaction.

« Que le ministre ait consulté des gens avant la transaction de Bombardier, juste pour tester quelle serait la réaction du public, des gens d’affaires, à cette transaction, pour moi, c’est tout à fait légitime. »

M. Nadeau a indiqué que des précautions sont tout de même nécessaires dans les communications. « Évidemment, il faut s’assurer de la confidentialité. »

À ce sujet, le ministère n’a fait que répéter que le rôle de M. Godin s’était limité à donner des conseils à M. Daoust.