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Le maire de Chambly maintenant ouvert aux caméras

Denis Lavoie
Capture d'écran, TVA Nouvelles Denis Lavoie, maire de Chambly

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CHAMBLY – Le maire de Chambly, Denis Lavoie, critiqué par certains citoyens pour le contrôle qu'il exerce lors des séances du conseil municipal, montre aujourd’hui de l’ouverture face à la présence des caméras aux assemblées ordinaires.

La réflexion en ce sens devait d'ailleurs s'amorcer lundi soir alors que le maire rencontrait les élus du conseil en prévision de l’assemblée publique de mardi.

En entrevue à TVA Nouvelles, M. Lavoie, avocat et policier de carrière à la Sûreté du Québec maintenant retraité, a expliqué qu’il n’était pas fermé à cette idée, précisant que l’interdiction des caméras n’était pas sa décision, mais bien la décision du conseil. «La réglementation, dans l’état actuel, ça ne veut pas dire qu’elle ne subira pas une modulation. C’est clair que je suis ouvert», a confié le maire rencontré dans son bureau de l’hôtel de ville.

Mises en demeure

Par ailleurs, Julie Daigneault, porte-parole du Mouvement citoyens de Chambly, organisation qui se dit non partisane, a confirmé à TVA Nouvelles que des mises en demeure avaient été envoyées par la Ville à des citoyens. Le Mouvement déplore par ailleurs la présence de gardiens de sécurité de Garda aux assemblées du conseil.

«Un maire qui maintient deux agents de Garda et qui empêche la présence de caméras, ça soulève des questions sur le droit à l’information. Notre mission première, au Mouvement, c’est d’informer et de sensibiliser les citoyens sur les enjeux qui les concernent. On veut valoriser la démocratie participative», a expliqué Mme Daigneault.

En réaction aux mises en demeure, le maire Lavoie a indiqué à TVA Nouvelles que l’un des citoyens visés avait déjà contacté l’administration pour s’excuser, reconnaissant être allé trop loin.

«Plusieurs citoyens interviennent, ça fait 12 ans que je fais de la politique, mais c’est la première fois qu’on est obligés de faire ça. Les réseaux sociaux, j’en reviens encore à ça, les gens croient qu’ils peuvent écrire ce qu’ils veulent. Les tribunaux disent que la diffamation a ses limites. Les tribunaux ajoutent qu’aller en politique n’est pas une renonciation de ses droits», a soutenu M. Lavoie.