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SNC-Lavalin promet 100 % de contenu québécois dans le REM

Elle refuse de dire combien elle a donné à Québec en remboursement volontaire

SNC-Lavalin promet 100 % de contenu québécois dans le REM
Photo Martin Alarie

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Le PDG de SNC-Lavalin promet que 100 % des ingénieurs qui vont travailler sur le projet du Réseau express métropolitain (REM) seront Québécois.

« Totalement, totalement. 100 % », s’est empressé de dire le grand patron de la multinationale québécoise SNC-Lavalin, Neil Bruce, quand on lui a demandé s’il s’engageait à produire du contenu local même sans en avoir l’obligation.

M. Bruce a fait cette déclaration en marge de l’assemblée annuelle de la compagnie hier, à Montréal.

Aujourd’hui, 200 employés de SNC travaillent sur le projet du REM, précise Neil Bruce. D’ici trois ans, plus de 2000 personnes du Consortium NouvLR (comprenant Dragados, Aecon, Pomerleau et EBC en plus de SNC-Lavalin) vont y œuvrer, a confirmé au Journal son directeur des communications Marc-André Lefebvre.

Le PDG de SNC-Lavalin a par ailleurs refusé de dire quel a été le montant du chèque fait à Québec dans le cadre du Programme de remboursement volontaire (PVR) entre 2015 et 2017.

Entente confidentielle

« C’est un processus confidentiel », a-t-il laissé tomber.

M. Bruce a salué la décision d’Ottawa d’accepter dès janvier prochain que des compagnies puissent divulguer leurs méfaits en échange d’un répit de poursuites et d’amendes salées. Selon lui, ces accords nouveau genre sont une bonne chose.

« Ce n’est pas juste : “Je paye ma pénalité et je continue” », a ajouté le chef de SNC-Lavalin. M. Bruce a rappelé qu’il faut passer devant un juge pour avoir droit à ce type d’entente.

Le dirigeant de la multinationale a dit que la sanction de dix ans qui la disqualifie jusqu’en 2023 de tout contrat financé par la Banque mondiale a un impact sur sa « réputation » plus que sur ses finances.

« Nous n’avons été reconnus coupables de rien jusqu’à présent. Nous ne pensons pas que nous le serons », a affirmé le numéro 1 de SNC-Lavalin, avant de préciser que les individus qui l’ont été au sein de la compagnie n’y travaillent plus.

Chute des profits

Les profits de SNC-Lavalin ont chuté au premier trimestre, malgré une hausse des revenus, comparativement à la même période l’an dernier.

L’entreprise montréalaise a annoncé hier des bénéfices de 78 M$ (44 cents par action) pour les trois premiers mois de l’année contre 89,7 M$ (60 cents par action) par rapport au trimestre correspondant en 2017. Il s’agit d’une baisse de 15 %.

Ses revenus ont pris la direction inverse, passant de 1,8 milliard $ au premier trimestre de 2017 à 2,4 milliards $ cette année, soit en hausse de 33 %.

« Avec 6 millions $, le PDG de SNC-Lavalin gagne plus de 80 fois le salaire d’un employé moyen, ce qui nous semble exagéré », a dit de son côté au Journal Jean Dorion, du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC), en marge de la rencontre.

- Avec la collaboration de l’Agence QMI