/news/currentevents
Navigation

Liberté conditionnelle refusée pour l’écrivain jeunesse Maxime Roussy

Maxime Roussy, qu’on voit ici pendant les procédures judiciaires, s’exprimait dans un français impeccable, allant même jusqu’à donner la définition de certains mots aux commissaires, hier.
Photo d'archives, Chantal Poirier Maxime Roussy, qu’on voit ici pendant les procédures judiciaires, s’exprimait dans un français impeccable, allant même jusqu’à donner la définition de certains mots aux commissaires, hier.

Coup d'oeil sur cet article

Pour la première fois, hier, l’auteur jeunesse Maxime Roussy a avoué avoir mené « une vie de délinquant sexuel qui commettait des crimes affreux sur une adolescente ». Cela n’a toutefois pas été suffisant pour qu’il obtienne sa libération conditionnelle.

« Le travail est amorcé, mais c’est récent. Vous êtes sur la bonne voie, mais vous avez encore à travailler sur vous-même », ont conclu les commissaires Richard Bélisle et Jean-Claude Boyer.

Condamné à une peine de cinq ans de détention en mars 2017, Maxime Roussy devra patienter encore un certain temps avant de pouvoir séjourner dans une maison de transition de l’arrondissement de Chicoutimi, à Saguenay.

L’homme de 42 ans a pourtant imploré la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) de « permettre à un père de famille de retrouver ses [quatre] enfants », hier, lors de son audience au pénitencier à sécurité minimale Montée Saint-François, à Laval. En vain.

Crédibilité détruite

D’entrée de jeu, les commissaires l’ont prévenu qu’il avait « détruit toute la crédibilité [qu’il pouvait] avoir en brisant ses conditions de remise en liberté et en construisant des preuves qui ont été présentées au procès ».

En effet, Roussy a envoyé deux fausses mises en demeure à la victime avant le procès et il a falsifié leurs registres de clavardage dans le but de tromper la juge Dominique Joly.

Mais la magistrate n’a pas été dupe, et elle l’a reconnu coupable d’agression sexuelle sur une de ses jeunes lectrices, de leurre et de production de pornographie juvénile, notamment.

Roussy a rencontré sa victime en 2005, au Salon du livre de Montréal. Ils ont longuement discuté sur des sites de clavardage, avant d’en venir aux contacts sexuels quelques années plus tard.

Lors de cette relation malsaine, qui a duré près de six ans, l’auteur jeunesse a même initié l’ado au sadomasochisme. Elle avait 14 ans, et lui, deux fois son âge.

L’écrivain déchu n’a pas témoigné lors de son procès. Hier, il a dit à la CLCC qu’il regrettait d’avoir fait subir les longues procédures judiciaires à la victime. « J’ai été lâche, ç’a été une grave erreur », a-t-il précisé.

Du même souffle, Roussy a affirmé être responsable de tout ce qui s’est passé.

« Il n’y a rien de ce que la victime a dit qui est faux. Tout est vrai. J’ai manipulé, j’ai menti, je le reconnais aujourd’hui », a-t-il souligné, en s’excusant à l’endroit de la victime.


►Son cas sera réévalué dans six mois.