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Migrants: Un autre village de tentes à prévoir

Le fédéral cherche des lits pour les demandeurs d’asile

Migrants: Un autre village de tentes à prévoir
Photo d'archives, Martin Alarie

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OTTAWA | Le fédéral se prépare à ériger encore cette année un village de tentes pouvant accueillir jusqu’à 800 demandeurs d’asile près du poste frontalier de Saint-Bernard-de-Lacolle, où on attend une autre vague de migrants.

Ottawa souhaite faire l’acquisition « d’unités d’habitation temporaire » abritant 520 lits pour héberger des demandeurs d’asile.

Le fédéral a fait connaître ses intentions cette semaine dans un avis public à l’intention de fournisseurs privés. Le site peut actuellement accueillir au maximum près de 300 personnes.

« Bien que le traitement initial des demandes d’asile à Saint-Bernard-de-Lacolle nécessite moins de 24 heures, il est possible que lors de périodes de grande affluence les demandeurs d’asile doivent attendre deux ou trois jours », indique un porte-parole de l’Agence des services frontaliers du Canada, Stéphane Malépart.

Structures isolées

Les « abris de toiles tendues » devront être « chauffés, ventilés et éclairés, pour une utilisation trois saisons ».

On souhaite installer à Lacolle des structures « isolées » pour la mise en quarantaine des migrants souffrant de problèmes de santé.

Armée

Tout porte donc à croire que l’ASFC cherche une solution de rechange au campement installé par l’armée l’été dernier.

L’idée fait sourciller le conservateur Pierre Paul-Hus. « L’an dernier, un camp temporaire mis en place par les Forces canadiennes a été suffisant et à moindre coût », dit-il.

Un porte-parole des Forces armées a confirmé que l’opération à la frontière l’été dernier a été réalisée en respectant les budgets. Le Journal a été incapable d’obtenir le détail des dépenses.

Le néo-démocrate Matthew Dubé soutient qu’Ottawa devra suivre de près le déploiement du campement.

« Il va falloir être prudent parce que, des fois, le privé peut couper les coins ronds pour sauver des coûts, explique-t-il. Comme c’est une situation délicate, on ne voudrait pas voir des raccourcis qui mettraient en péril la sécurité des gens. »