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Six fois moins de places assises avec le REM

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Les usagers de la ligne de train de Deux-Montagnes auraient six fois plus de places assises durant l’heure du matin, la plus achalandée, si le Grand déblocage du Parti québécois (PQ) était préféré au Réseau express métropolitain (REM).

Un rapport de la Coalition climat Montréal, fermement opposée au REM, calcule que ce mode de transport offrirait seulement 1440 places assises en heure maximale de pointe, alors qu’avec le Grand déblocage, présenté par le PQ en mars, 10 074 personnes pourraient s’asseoir dans les trains.

« Nos chiffres montrent que le REM ne répond pas aux besoins des usagers », affirme l’un des auteurs de l’étude, Jean-François Lefebvre, chargé de cours en planification urbaine à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Pour évaluer les effets d’un hypothétique Grand déblocage, l’étude se base sur une amélioration du service actuel en heure de pointe : 6 trains à l’heure contre 5 présentement ; 12 voitures à 2 étages pour chaque train, contre 10 voitures à un étage présentement.

Quant au REM, on prévoit 12 trains à l’heure, comptant chacun 4 voitures à un étage.

Confort

Florence Junca-Adenot, professeure au département d’études urbaines de l’UQAM, estime que le nombre de places assises est un enjeu important.

« C’est fondamental, car on parle de voyages pouvant durer plus d’une demi-heure, dit-elle. Le confort est nécessaire pour concurrencer efficacement l’auto. »

La filiale CDPQ-Infra, responsable du REM pour la Caisse de dépôt, ne nie pas une baisse des places assises en heure de pointe, mais selon elle, le REM a ses avantages.

« Le confort, ce n’est pas seulement d’être assis, avance son porte-parole, Jean-Vincent Lacroix. Le REM aura des voitures climatisées, avec le WiFi et accessible universellement. »

M. Lacroix ajoute que le REM facilitera la vie de ceux qui se dirigent vers le secteur de McGill et qui ne veulent pas se rendre à la Gare centrale.