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Si j’étais un anglo...

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On répète ces temps-ci que les anglophones ne sont pas loin de se révolter contre le PLQ. Théoriquement, la chose n’est pas impossible. Elle s’est produite à deux reprises depuis 50 ans.

Protestation ?

En 1976, les anglos ont voulu protester contre le PLQ qui venait d’adopter la loi 22, faisant du français la langue commune. Ils ont voté pour l’Union nationale pour ensuite revenir au bercail.

De même, en 1989, très remontés contre Robert Bourassa qui avait décidé de maintenir l’unilinguisme français dans l’affichage commercial malgré un jugement de la Cour suprême, en utilisant la clause nonobstant, ils s’étaient tournés vers le Parti égalité. Cette aventure ne dura qu’un mandat.

Résumons : les anglos se révoltent contre le PLQ quand ils l’accusent de violer leurs droits et privilèges linguistiques. Ils n’ont aucune raison, en 2018, de se révolter à nouveau. Ceux qui s’imaginent le contraire vivent dans un monde parallèle.

Si j’étais un anglo en 2018, je voterais libéral avec enthousiasme.

Fondamentalement, pour les anglos, chaque élection est un référendum.

Ils sont obsédés par la question nationale. Ils veulent à tout prix appartenir à la majorité canadienne-anglaise et ne pas devenir une minorité dans un État français. Les anglos savent que la souveraineté est importante et ils ne veulent pas la céder.

Libéral

Si j’étais un anglo, j’apprécierais Philippe Couillard, ce premier ministre ultrafédéraliste qui croit les francophones habités par le démon de l’intolérance et qui rêve d’écraser les nationalistes.

Si j’étais un anglo, je remercierais le gouvernement Couillard d’avoir maintenu des seuils d’immigration élevés favorisant l’anglicisation de Montréal. Les anglos savent que Montréal ne peut pas être francophone et bilingue en même temps. Je n’accepterais pas qu’on dise que mon vote est captif. Je le dirais éclairé.

Si j’étais un anglo, j’apprécierais la fidélité inébranlable du PLQ envers ma communauté et je goûterais mon influence sur le Québec à travers lui.