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Un travail de longue haleine

Un travail de longue haleine
photo COURTOISIE SCOTT DOUBT

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Steve Hill est un artiste méticuleux et perfectionniste. La preuve ? Il aura attendu une vingtaine d’années et investi d’innombrables heures dans l’écoute de ses différentes prestations avant de nous présenter son premier album live, The One-Man Blues Rock Band, en vente à compter du 11 mai.

« J’ai fait neuf albums studio et après, je partais en tournée. Chaque fois, j’enregistrais des shows dans le but de faire un album live, nous a-t-il expliqué en entrevue. Souvent, je les écoutais et je me décourageais. Ce n’était pas à mon goût. Je me disais toujours que ce serait pour une autre fois. »

Il y a un an, le musicien originaire de Trois-Rivières a finalement réussi à amasser assez de pièces pour pouvoir réaliser son projet. Malgré tout, il lui aura fallu un petit coup de pouce en provenance de l’Europe pour se convaincre de le présenter au public.

« L’automne dernier, alors que j’étais en tournée Angleterre, j’ai rencontré le dirigeant d’une compagnie de disques (Manhaton Records) qui voulait signer un contrat avec moi. Je lui ai parlé de mon idée d’album live et il trouvait ça très bon, a-t-il relaté. En revenant, j’ai donc enregistré deux shows supplémentaires, question d’avoir un peu plus de stock, puisque je n’étais pas certain à 100 % de certaines versions. »

Magique

C’est durant l’un de ces concerts (celui présenté au Centre d’art La Chapelle, le 30 novembre) que le musicien, finalement libéré de la pression de devoir livrer un spectacle parfait, a pu vivre une expérience quasi inespérée.

« Ç’a été une soirée magique ! Ce show-là sonnait mieux que les autres. Les performances étaient meilleures, a-t-il indiqué. Finalement, après tout ce temps-là, j’avais quelque chose dont j’étais plus que satisfait. Selon moi, il s’agit du meilleur album de toute ma carrière. »

Sur ce disque, Steve Hill propose au public de le suivre dans un voyage musical aussi captivant qu’électrisant. À l’exception de Voodoo Child de Jimmy Hendrix, les 14 chansons qui s’y retrouvent sont toutes issues de sa trilogie Solo Recordings, projet solo amorcé en 2012.

« En Europe, il y a seulement le Volume 3 qui est sorti, alors pour moi, ce disque live, c’est aussi une super belle carte de visite, dans ces nouveaux marchés. Les gens se retrouvent donc avec le meilleur de mon projet. »

Homme à tout faire

En plus d’écrire, de composer et d’interpréter les chansons qui se retrouvent sur ces albums, Steve Hill, considéré de tous comme l’un de nos meilleurs guitaristes, joue de tous les instruments que l’on peut y entendre.

Comme si cela n’était pas assez, l’artiste se présente comme un homme-orchestre qui peut manier à la fois la guitare, la batterie et la basse, lorsqu’il se produit sur scène. Depuis qu’il a choisi de miser sur cette avenue, les possibilités se sont multipliées pour lui, à l’international.

« Il y a aussi eu la vidéo de Dangerous, une chanson qui se retrouve sur le Volume 3, qui est devenue virale, il y a deux ans. Le magazine Guitar World l’a partagée sur sa page, puis le bassiste d’Alice in Chains. Ça m’a ouvert un paquet de marchés, dont celui de la Norvège. Sur ma page d’artiste Facebook, j’ai plus de followers au Brésil qu’au Canada. »

Au moment où vous lisez ces lignes, le musicien se trouve d’ailleurs en Angleterre, où il sera en tournée jusqu’à la fin mai. Parmi les concerts qui figurent à son horaire, au Québec, on compte notamment celui qu’il présentera au Centre Vidéotron le 16 août, en première partie de ZZ top.


L’album live de Steve Hill, The One-Man Blues Rock Band, sera en vente à compter du 11 mai. Toutes les dates de concert se trouvent à l’adresse stevehillmusic.com.