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Des frais d’evenko visés par une action collective

Sajid Sabrai plaide pour l’action collective déposée contre evenko pour des frais exigés lors de l’envoi électronique de billets, comme ceux imposés lorsque la commande est faite sur leur site web.
Photo Martin Alarie Sajid Sabrai plaide pour l’action collective déposée contre evenko pour des frais exigés lors de l’envoi électronique de billets, comme ceux imposés lorsque la commande est faite sur leur site web.

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Une action collective a été déposée contre evenko qui exigerait des frais « abusifs » pour la livraison électronique de billets.

« Je trouve ça ridicule. C’est un système automatique qui envoie les billets. Je suis conscient que ce système leur a coûté de l’argent, mais c’est abuser », soutient Sajid Sabrai, qui a récemment été choqué des frais imposés par evenko en voulant acheter des billets pour un combat de lutte.

L’action vise donc les frais exigés lors de l’envoi d’un billet par courriel, qui seraient de 5,75 $ par commande.

« C’est censé être gratuit. C’est l’envoi d’un courriel avec un document PDF à l’intérieur. S’il y a une dépense, c’est même le client qui l’assume en imprimant le billet », déplore l’avocat qui a déposé la demande, Jeff Orenstein.

« Ça ne coûte rien »

La requête déposée à la Cour récemment concerne aussi les frais de 5,75 $ à 7,50 $ par commande pour le ramassage à la billetterie (dans les cas où la commande a été faite trop près le jour du spectacle), les frais de 5 $ à 7 $ pour l’option « Ticketless : carte de crédit requise à l’entrée » (prévu pour certains événements), ainsi que le montant de 5 $ pour des « billets mobiles » disponibles via l’application des Canadiens pour les matchs du Tricolore.

Le recours ne vise pas les billets envoyés par la poste.

« Selon nous, ça ne coûte rien ou seulement quelques sous, notamment lorsque le billet est imprimé et ramassé par le client. Il y a une disproportion entre les coûts pour le commerçant et ce qu’il charge au consommateur, c’est abusif », soutient Me Orenstein du Groupe de droit des consommateurs.

Respect des lois

Selon l’avocat du recours, evenko serait le seul à facturer de tels frais pour la livraison électronique, alors que des concurrents comme Ticketmaster ou la Place des Arts envoient gratuitement les billets électroniques.

« C’est ça qui est dérangeant. Comment se fait-il que les autres vendeurs soient capables de ne pas exiger des frais tandis qu’evenko se le permet ? Ça n’a pas de sens », déplore M. Sabrai.

Me Orenstein ignore encore depuis combien de temps evenko impose de tels frais et combien de personnes pourraient être touchées par le recours.

L’avocat ajoute qu’en 2016 seulement, evenko a présenté pas moins de 1224 événements.

L’action collective qui vise plus spécifiquement la compagnie L’Aréna des Canadiens inc., qui détient evenko, devra d’abord être autorisée par un juge dans les prochains mois avant d’être débattue devant le tribunal.

Evenko a mentionné au Journal que « l’ajout de frais pour le service de billetterie est pratique courante dans l’industrie du divertissement, autant au Québec, au Canada, qu’en Amérique ».

Elle a ajouté qu’elle s’assurait de respecter les lois en vigueur en tout temps.


► Il est possible de s’inscrire au recours sur le site clg.org.