/news/currentevents
Navigation

Près de six mois après un accident, Leïa doit réapprendre à vivre

Près de six mois après un accident, Leïa doit réapprendre à vivre
Capture d'écran TVA Nouvelles

Coup d'oeil sur cet article

Leïa Mercier ne parle pas, ne peut pas se nourrir seule et marche à peine. Elle est l’une des 372 personnes entre 15 et 24 ans blessées gravement sur les routes en 2017.

 

La jeune femme a été impliquée dans une violente collision frontale sur la route 112 le 17 novembre dernier à Shefford. Depuis, sa mère, Annie Martin, fait tout en son pouvoir pour aider sa fille. Chaque geste accompli est une petite victoire.

«C’est vraiment du miracle. Le médecin a confirmé hier qu’on dépasse les pronostics qui étaient envisageables. On est en train de prouver que tout est possible dans la vie quand on s’accroche, quand on croit», a-t-elle dit au cours d’une entrevue émotive livrée sur les ondes de LCN.

Mardi, Leïa a fait un progrès énorme en marchant sur une distance 156 pieds en prenant seulement trois pauses. Sa mère espère également qu’elle recouvrera la parole.

«Elle souffle des mots, elle parle avec les lèvres. Ce ne sont pas des phrases, mais les médecins sont très engagés pour ramener le souffle pour que la tonalité de la voix puisse sortir», a expliqué Mme Martin.

Annie Martin souhaite aussi que sa fille puisse subvenir à ses besoins nutritionnels et en eau. Elle est présentement gavée par gastrostomie.

Des vies bouleversées

«C’est très difficile d’être forte pour accompagner et être là, en même temps que vivre le choc parce que moi aussi ma vie est complètement changée», a dit Annie Martin.

Travailleuse autonome, Mme Martin a dû cesser de travailler pour veiller sur sa fille. Elle n’a aucun revenu, mise à part une prime «minime» de la SAAQ. Ses proches ont mis sur pied une campagne de socio-financement pour l'aider dans cette épreuve.

«L’entourage, des amis, des accompagnateurs donnent de la nourriture, de l’essence, des virements. C’est comme ça que j’ai réussi à vivre lors des six derniers mois», a expliqué Mme Martin.

Des statistiques préoccupantes

La Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) a annoncé mardi matin une hausse de 63% des décès de jeunes sur les routes du Québec en 2017.

Malgré une diminution du nombre d'accidentés global, les jeunes demeurent surreprésentés dans le bilan routier alors que le nombre de décès chez les 15-24 ans est passé de 46 à 75.

Les blessés graves ont également augmenté, passant de 353 à 372.