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Rapport accablant de la vérificatrice générale pour l'hôpital de Chicoutimi

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SAGUENAY | La vérificatrice générale du Québec émet des constats alarmants au sujet de l'hôpital de Chicoutimi.

Dans son rapport annuel déposé mercredi matin à Québec, Guylaine Leclerc constate non seulement que le bloc opératoire de l'hôpital est vétuste, mais que des équipements de chirurgie et de stérilisation, qui ont atteint leur durée de vie utile, y sont encore utilisés.

Selon le rapport, pas moins du quart (25 %) des équipements de chirurgie employés à l'hôpital de Chicoutimi sont considérés comme vétustes.

La vérificatrice générale note également que «le matériel stérilisé croise celui qui n’est pas stérilisé et les corridors sont encombrés de matériel.» Les risques de contamination croisée sont donc présents.

Le Centre intégré universitaire de santé et de service sociaux (CIUSSS) du Saguenay–Lac-Saint-Jean a voulu se faire rassurant à la suite du dépôt de ce rapport. Son porte-parole Jean-François St-Gelais assure que l'équipement utilisé à l'hôpital de Chicoutimi fait l'objet d'un contrôle serré et d'une surveillance continue.

«Le CIUSSS n'utiliserait certainement pas des équipements médicaux qui sont à risque pour les patients», a expliqué M. St-Gelais.

Les autorités de la santé misent sur l'agrandissement et de modernisation du bloc opératoire pour régler les problèmes soulevés par la vérificatrice générale. Ce projet est cependant dans l'air depuis 2004. Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a confirmé le lancement des études du projet en janvier dernier. On ignore toujours quand sera réalisée la première pelletée de terre.

La députée péquiste de Chicoutimi, Mireille Jean, s’inquiète des lacunes soulignées dans le rapport de la vérificatrice générale. Mme Jean considère que les problèmes doivent être réglés immédiatement.

«C'est inacceptable. On ne peut pas permettre une possibilité de contamination des équipements qui vont servir aux chirurgies. Entre aujourd'hui et dans six ans (moment estimé de l'ouverture du nouveau bloc opératoire), c'est quoi les précautions qu'on va prendre pour que ça n'arrive pas ce genre d'événement-là», s'est questionnée la députée.