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Être son pire ennemi

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Photo AFP Les attentes sont élevées pour le Lightning de Tampa Bay, qui a déjà perdu le premier match de la finale de l’Est contre les Capitals de Washington.

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La pression est forte chez le Lightning présentement. Steve Yzerman a été en mesure de construire une équipe qui a très peu de faiblesses alors qu’à la date limite des transactions, il a mis la main sur le défenseur Ryan McDonagh et l’attaquant J.T. Miller.

Depuis, les attentes sont très élevées parce qu’il n’y a vraiment aucune autre formation qui a quatre trios aussi solides.

Imaginez : Chris Kunitz se retrouve sur le quatrième trio alors qu’il y a un an, il patinait avec Sidney Crosby ou Evgeni Malkin.

On retrouve aussi Ryan Callahan sur le quatrième trio du Lightning, un joueur qui pourrait facilement jouer sur un des trois premiers trios.

La défense de la formation de Tampa n’a aucune faiblesse et pas besoin de vous parler du gardien Andrei Vasilevskiy qui pourrait remporter le trophée Vézina cette année.

La question est de savoir qui peut vraiment freiner le Lightning.

Trop de pression ?

La semaine dernière dans cette page, Braden Holtby affirmait que les Capitals sont passés d’une équipe qui « devait » gagner à une équipe qui « voulait » gagner.

La pression est grande lorsque les attentes sont élevées et c’est souvent ce qui cause des problèmes à certaines équipes. Les Penguins de Pittsburgh ont vécu la même chose en mettant beaucoup d’efforts pour avoir des équipes parfaites, mais la journée qu’ils ont accepté certaines faiblesses et que les attentes furent moins élevées, ils ont remporté deux coupes Stanley de suite.

McDonagh a très bien résumé la situation en fin de semaine, affirmant que si chaque joueur voulait jouer au sauveur, on oublie souvent ce qui est essentiel pour gagner : « On veut tous faire la différence dans cette équipe, souligne l’ancien capitaine des Rangers. Mais pour avoir du succès, il faut vraiment éviter de se mettre de la pression inutile et tendre à simplifier notre jeu, en remettant la rondelle au coéquipier qui est devant toi et en évitant de tenter les jeux parfaits. Vous savez, les standards sont très élevés ici et on s’attend à beaucoup de nous-mêmes. »

Vivement la pression

Le capitaine du Lightning voit les choses d’un autre œil et il semble très heureux avec le fait que son équipe soit, sur papier du moins, la meilleure de la LNH présentement.

« Avoir autant de talent sur chaque trio devrait plutôt nous enlever de la pression, affirme Steven Stamkos. Chaque trio doit faire le travail qu’on lui demande et on a besoin de joueurs qui veulent faire la différence. Nos attentes doivent être très élevées. »

Reste que lorsque vous avez autant de talent dans une équipe, il y a toujours un piège et c’est celui de ne pas donner l’effort nécessaire.

Ce fut un problème pendant une grande partie de la saison selon Stamkos alors que, trop souvent, ce n’est pas l’effort qui faisait la différence dans un match, mais le talent. C’est à ce moment que tu prends de mauvais plis et que tu oublies que le talent peut faire gagner une équipe lorsque les matchs ont plus ou moins d’importance, mais pas dans les séries éliminatoires.

« Nos problèmes arrivent toujours lorsqu’on tente le jeu parfait, affirme Jon Cooper. En jouant de cette façon, on donne trop d’occasions à l’adversaire et c’est toujours ce qui nous cause des soucis. »

« Lorsque notre niveau de compétition est élevé et qu’on garde notre calme lorsque les choses vont moins bien dans un match, on s’en sort toujours bien, souligne Stamkos. On ne doit jamais jouer avec la peur de perdre. »

Pendant ce temps chez les Capitals, avec une équipe beaucoup moins talentueuse que le Lightning, on joue du hockey plus désespéré ; et c’est le niveau de jeu que les joueurs de la formation de Tampa devront s’imposer tous les soirs s’ils veulent remporter la coupe Stanley cette année. Ils ont été en mesure de le faire la plupart du temps dans les deux premières rondes, mais on a l’impression que chaque relâchement leur coûtera très cher.

Que fera trotz ?

Barry Trotz en est-il à ses derniers moments avec les Capitals ? On sait qu’il termine son entente de quatre ans avec la formation de Washington et même s’il serait logique qu’il demeure avec cette équipe, de plus en plus d’informations circulent indiquant qu’il pourrait bien ne pas être de retour la saison prochaine. Informations qui expliqueraient aussi pourquoi les Rangers ne sont pas pressés de nommer leur futur entraîneur-chef : ils tentent d’en savoir plus sur l’avenir de Barry Trotz avec les Capitals. Un entraîneur de cette qualité ne demeurera pas très longtemps au chômage et il est évident que la direction de l’équipe voudra lui faire signer un contrat de longue durée après les séries. Mais son désir est-il de demeurer à Washington ? La réponse viendra dans les prochaines semaines.

Lou le sauveur ?

Lou Lamoriello pourrait devenir le prochain directeur général des Islanders et son premier défi serait de tenter de convaincre John Tavares de demeurer avec l’équipe qui l’a repêché. À 75 ans, Lou Lamoriello ne semble pas avoir le goût de profiter d’une retraite dorée qu’il mériterait pourtant pleinement. Mais s’il accepte de sauter dans l’aventure des Islanders, il va s’apercevoir rapidement que la tâche est immense. Il en a toutefois déjà une petite idée puisque son fils Chris est directeur du personnel des joueurs de la formation de Brooklyn. On devrait normalement savoir cette semaine si Lamoriello quittera son poste de conseiller chez les Maple Leafs, lui qui est déçu de ne pas avoir pu conserver son poste de directeur général avec cette équipe.

Hunter devra patienter

On ne sait pas encore si Mark Hunter va demeurer avec les Maple Leafs, mais une chose est certaine, il serait surprenant qu’il quitte l’organisation avant le repêchage. Hunter occupe le poste de directeur général adjoint des Leafs et une de ses principales occupations est de préparer le repêchage. Il connaît en détail le plan de match de l’organisation et il serait logique qu’il demeure en poste pour qu’il termine le travail. Le contraire serait très mal vu dans le monde du hockey. D’une manière ou d’une autre, s’il quitte les Maple Leafs, il se trouvera du travail rapidement, mais fera-t-il autant d’argent qu’à Toronto ? Poser la question, c’est y répondre.