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Une réinvention santé pour les petits déjeuners

La start-up Oatbox a obtenu plus de 1,5 M$ auprès d’investisseurs québécois

Les cofondateurs de la compagnie Oatbox, Marc-Antoine Bovet (gauche) et Julie Zyromski (droite), dans leur lieu de travail à Montréal. Oatbox est suivi par plus de 30 000 personnes sur Facebook et 25 000 sur Instagram.
Photo Agence QMI, Dario Ayala Les cofondateurs de la compagnie Oatbox, Marc-Antoine Bovet (gauche) et Julie Zyromski (droite), dans leur lieu de travail à Montréal. Oatbox est suivi par plus de 30 000 personnes sur Facebook et 25 000 sur Instagram.

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Marc-Antoine Bovet et ses associés ont lancé Oatbox en 2014. Les fondateurs avaient une chose en commun : ils sautaient souvent le petit déjeuner faute de trouver des aliments qui leur plaisaient.

« On trouvait que l’offre de produits en matière de déjeuner avait peu changé depuis plusieurs années. De là l’idée de vendre en ligne des aliments bons pour la santé, nourrissants et de les expédier à domicile. Notre produit a été bien accueilli dès le départ », explique Marc-Antoine Bovet, PDG de l’entreprise. Il garde toutefois secret le nombre de ses abonnés.

Aujourd’hui, la jeune entreprise spécialisée dans la vente en ligne de produits pour le déjeuner sains et nutritifs expédie des milliers de boîtes chaque mois .

Financement

Au printemps 2017, la start-up a clos une première ronde de financement de 1,55 M$ auprès d’investisseurs québécois pour se donner les moyens d’accélérer sa croissance.

« Grâce à cet argent, nous avons investi en recherche et développement pour lancer de nouveaux produits comme nos barres de déjeuner protéinées et un gruau d’avoine », explique Marc-Antoine Bovet, PDG et cofondateur d’Oatbox.

Ils s’ajoutent aux mélanges de céréales conçus avec des ingrédients saisonniers, dont la plupart sont biologiques, que l’entreprise expédie chaque mois à ses clients, moyennant un abonnement minimum de 20 $.

« La formule est souple. Les clients peuvent changer la fréquence de livraison comme bon leur semble, même l’arrêter pendant un certain temps et reprendre le service par la suite », ajoute M. Bovet.

Des déjeuners livrés au bureau

En plus de développer de nouveaux produits, l’entreprise a bonifié récemment son offre en lançant Oatbox pour entreprise qui lui permet de rejoindre une nouvelle clientèle.

« Les entreprises sont toujours à la recherche de nouvelles solutions pour assurer le bien-être de leurs employés comme leur offrir le petit déjeuner. On s’est dit que nous pourrions offrir un déjeuner santé avec Oatbox », explique Marc-Antoine Bovet.

Un autre phénomène qui favorise la demande : un nombre croissant de travailleurs partent très tôt de la maison pour éviter les embouteillages, ce qui les oblige à déjeuner au bureau.

Plus d’une cinquantaine d’entreprises sont abonnées à ce service lancé il y a six mois, précise M. Bovet.

Oatbox réalise actuellement la moitié de son chiffre d’affaires au Québec, le reste étant réparti entre les autres provinces canadiennes et les États-Unis.

Le marché offre de belles perspectives de croissance, selon Marc-Antoine Bovet.

« Les études démontrent qu’il y a plus de 50 % de la population qui ne déjeune pas tous les jours en Amérique du Nord même si c’est le repas le plus important de la journée selon plusieurs spécialistes. »

La compétition qui s’accroît dans le secteur de la vente de repas sur le web est loin de lui faire peur, au contraire.

« On voit ça de façon très positive. Les gens sont de plus en plus enclins à commander de la nourriture en ligne, ce qui n’était pas le cas il y a cinq ans. Il est devenu plus normal de s’abonner à un service comme le nôtre, voire à plusieurs. »

PROFIL

  • Fondée en 2014
  • Nombre d’employés : 20
  • Chiffre d’affaires : nd
  • Principaux marchés :
  • Québec (50 %), Canada et États-Unis

ACTIONNAIRES :

  • Marc-Antoine Bovet
  • Pierre-Luc Laparé
  • Jean-François Kabbani
  • Julie Zyromski

 

Le marketing, véritable nerf de la guerre

Pour capturer un maximum de fréquentation sur son site, Oatbox n’a pas le choix de multiplier les stratégies de marketing, le lot de tout commerçant en ligne.

« C’est le nerf de la guerre », affirme Marc-Antoine Bovet, le PDG d’Oatbox.

Une bonne part du financement obtenu l’an dernier est d’ailleurs investi pour accroître la visibilité de l’entreprise.

« Comme nos produits ne sont pas vendus en épicerie, pour se démarquer, il faut que ce soit à travers le contenu intéressant que l’on publie sur les réseaux sociaux pour que les gens puissent être en mesure de nous trouver et avoir le goût de s’abonner. »

Partenariats

S’associer à de grandes marques pour mener des opérations de marketing est une des stratégies privilégiées par Oatbox pour accroître sa portée. Récemment, elle a organisé des concours avec Lolé, Breville de même que le fabricant de matelas Casper, une entreprise américaine qui vend exclusivement en ligne.

« On approche des compagnies qui ont des produits différents, mais complémentaires aux nôtres, explique M. Bovet. Cela permet à chacun de rejoindre la clientèle de l’autre. »

Les grandes marques répondent favorablement à ce genre d’initiatives, selon lui.

« Un de nos plus grands accomplissements, c’est d’avoir réussi à bâtir une marque forte exclusivement en ligne. Les entreprises sont intéressées à travailler avec nous. »

Compétition start-ups

Oatbox aura une autre occasion d’accroître sa visibilité puisqu’elle sera une des entreprises participantes au FoodBytes! Montréal, une compétition de start-ups du domaine agroalimentaire, commanditée par Rabobank, une institution financière néerlandaise.

L’événement se tient à Montréal pour la première fois, après New York, San Francisco et autres grandes villes américaines.

Les participants auront la chance de présenter leurs nouveaux produits ou services devant un jury composé de membres de l’industrie.

Les entreprises qui remporteront l’un des trois prix pourront bénéficier de conseils d’experts sur différents aspects tels que le financement, la stratégie de marque, la distribution, etc.

« C’est un concours prestigieux qui offre une bonne visibilité notamment auprès des investisseurs, explique M. Bovet. Certains nous ont d’ailleurs déjà approchés avant même que la compétition n’ait lieu. Ça permet de faire de belles rencontres. »

L’événement aura lieu le mercredi 16 mai. À suivre...